| 1 |
Auteur(s):
ASSABA Hogouyom Martin, SODJI Jean, AZIAN D. Donatien, Virgile GBEFFAN, VISSIN Expédit Wilfrid.
N° Page : 1-9
|
DYNAMIQUE CLIMATIQUE DANS LA BASSE VALLEE DU MONO A L’EXUTOIRE ATHIEME AU BENIN (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l’article
L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions du monde les plus vulnérables aux variabilités climatiques et aux
extrêmes. La présente étude caractérise la dynamique climatique dans la basse vallée du Mono à Athiémé.
L’approche méthodologique adoptée repose sur la collecte et le traitement des données climatiques sur la période de
1981 à 2020. Ces différentes données après traitement à partir des méthodes des statistiques descriptives (indices
centrés réduits, test de Pettit et la Segmentation de Hubert). L’application des indices centrés réduits aux séries
pluviométriques a permis de mettre en évidence la variabilité pluviométrique caractérisée par une alternance de
phases humides, normales et sèches. Les résultats révèlent que l’ensemble du bassin a été confronté à la récession
pluviométrique des années 1980-1986 et des années humides de 1987-2020. Ce qui explique la rupture de
stationnarité positive observée dans les séries pluviométriques en 1986. Cette situation influence les ressources en
eau disponible dans le bassin. Les températures ont connu une augmentation sur la période d’étude et contribuent
à l’élévation de l’humidité relative dans la même période.
| 2 |
Auteur(s):
Djibril Tenena YEO, Pascal Kouamé KOFFI, Lordia Florentine ASSI, Nambégué SORO.
N° Page : 10-21
|
PAYSAGES DE VALLEES ET EVOLUTION DE L’OCCUPATION DU SOL DANS LA SOUS-PREFECTURE DE BÉOUMI 2002 A 2024 (Centre de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l’article
Les paysages de vallées en Côte d’Ivoire, longtemps marginalisées, semblent devenues un enjeu
majeur pour les populations. Pour ce qui est de la Sous-préfecture de Béoumi, quel est leur niveau
d’anthropisation ? La présente étude vise à montrer le niveau d’anthropisation des paysages de
vallées dans la sous-préfecture de Béoumi. Il semble que les caractéristiques physiques et
l’occupation du sol paraissent comme les déterminants dans l’anthropisation des vallées de la Souspréfecture
de
Béoumi.
De
ce
fait,
des
photos
aériennes,
des
images
satellitaires
et
des
levés
GPS
ont
permis
de classifier les vallées et d’analyser leur occupation du sol de 2002 à 2024 dans la souspréfecture
de Béoumi. L’étude a montré qu’il y a trois types de vallées : les vallées en forme de
versant strict (type 1), les vallées à pentes faibles (type 2) et les vallées à pentes faibles et à plancher
alluvial (type 3), mais avec une dominance des dernières. L’analyse de l’occupation dans ses vallées
montre que toutes les vallées sont anthropisées (Cultures et/ou Jachères et Habitats et/ou sol nus),
mieux cette anthropisation progresse (10,97≈11%) avec une préférence respective pour les types 2 et
3 à cause de leur topographie qui permet un aménagement facile et rentable contrairement au type
1 où la topographie offre des conditions physiques moins favorables. L’évolution de l’anthropisation
montre que la population de la Sous-préfecture s’intéresse de plus en plus aux fonds de vallées.
| 3 |
Auteur(s):
SOULEY BOUBACAR Adamou, BOUBACAR ABOU Hassane, MOTCHO KOKOU Henry, DAMBO Lawali.
N° Page : 22-36
|
APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE AU QUARTIER KALLEY PLATEAU (NIAMEY, NIGER)
Résumé de l’article
Cet article présente l’un des problèmes les plus cruciaux occasionnés par l’urbanisation rapide que
connaissent les villes d’Afrique subsaharienne notamment l’accès à l’eau potable. La faible présence du
réseau de distribution, l’insuffisance des points d’eau, les distances parcourues entre les ménages et les
sources d’approvisionnement constituent des difficultés d’accès à l’eau potable pour les ménages. En
réalité l’eau a toujours été à la base de tout programme et projet visant un développement durable.
Cette thématique a été l’objet de discussion lors de nombreuses rencontres internationales regroupant
des leaders politiques, des chercheurs, des organismes financiers, etc. Car, l’accès à l’eau potable est
plus que nécessaire dans la vie des populations. Au Niger, depuis des décennies les autorités avec
l’appui de leurs partenaires ont injecté des centaines de milliards de francs CFA dans le secteur de
l’hydraulique afin d’assurer la fourniture de l’eau potable partout et pour tous. Malgré tous ses efforts
fournis par l’État et ses partenaires, la question de l’eau potable demeure toujours une préoccupation
constante dans les centres urbains surtout dans les quartiers périphériques notamment à Kalley Plateau.
L’objectif visé par cette étude est d’analyser les modes d’accès à l’eau potable des habitants du quartier
Kalley Plateau. Pour atteindre cet objectif, plusieurs méthodes et approches à savoir la recherche
documentaire, les travaux de terrain et l’analyse des données recueillies sur le terrain ont été utilisées.
En effet, au total, 291 ménages ont été enquêtés. Les résultats obtenus montrent une faible présence de
robinets, une prédominance des forages, les moments d’affluence au niveau des points d’eau, les
distances parcourues par les ménages… dans le quartier.
| 4 |
Auteur(s):
KRA Koffi Siméon.
N° Page : 37-47
|
CONFLITS CULTIVATEURS-ELEVEURS DANS LE DEPARTEMENT DE ZUENOULA (CENTRE-OUEST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Situé au centre-ouest de la Côte d’Ivoire, le département de Zuénoula est une zone propice au
développement agricole et en particulier l’élevage. En effet, avec une végétation herbeuse et un climat
chaud et pluvieux, la circonscription se prête au développement de l’élevage. Cette étude vise à analyser
les déterminants des conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le département de Zuénoula. Des fiches
d’enquêtes adressées à la direction départementale des ressources animales et halieutiques de Zuénoula
ainsi qu’une enquête adressée aux paysans ont été nécessaires pour la collecte des données nécessaires
à cette étude. Les résultats montrent que la production animale (bovin, ovin, caprin, volailles…) est
beaucoup développée dans le département. Malheureusement, on observe une mauvaise intégration de
l’agriculture à l’élevage. Cette situation est à l’origine de récurrents conflits entre cultivateurs et
éleveurs. La sous-préfecture de Zanzra est la plus concernée. Ces conflits impactent négativement le
développement agricole et les relations intercommunautaires. En effet, ils participent d’une part à la
destruction des cultures ou d’animaux et d’autre part fragilisent la cohésion sociale.
| 5 |
Auteur(s):
KONÉ Atchiman Alain, AFFRO Mathieu Jonasse, SORO Nambegué.
N° Page : 48-61
|
DÉFIS ENVIRONNEMENTAUX DE L’URBANISATION DE LA VILLE DE MAN À L’OUEST DE LA COTE D’IVOIRE
Résumé de l’article
La ville de Man s’est développée dans une zone de montagnes à climat très pluvieux. Elle est
régulièrement soumise aux phénomènes d’inondation et d’érosion qui rendent vulnérables les
installations humaines, leurs occupants ainsi que l’environnement. Cette étude vise à analyser les enjeux
environnementaux de l’urbanisation de la ville de Man. La détermination des zones à risque, des
paramètres hydrographiques, de la morphométrie du terrain et de l’évaluation des surfaces à travers
les Systèmes d’Informations Géographiques (SIG) et la cartographie composent l’approche
méthodologique de cette étude. L’étude révèle que le site de la ville de Man est prédisposé aux risques
naturels. Il est d’une part, ceinturé dans sa partie nord par un massif montagneux qui empêche la ville
d’évoluer dans ce sens. D’autre part, il est constitué d’une multitude de collines aux pentes très
prononcées et de dépressions pour la plupart drainées, observables sur l’ensemble du site. Les surfaces
exposées à un très faible degré d’érosion des sols sont les plus nombreuses de la ville de Man. Leur
emprise spatiale est estimée à 2163,65 ha soit 41,09% de ladite cité. 6,30% du site de Man sont fortement
exposés au risque d’érosion et 2,15% sont très fortement exposés à ce risque soit 331,80 ha et 113,26 ha.
| 6 |
Auteur(s):
Martin MASSOUANGUI-KIFOUALA, MASSAMBA-BABINDAMANA Milta-Belle Achille.
N° Page : 62-72
|
EVALUATION DES MODELES CLIMATIQUES REGIONAUX (CORDEXAFRICA) POUR UNE ÉTUDE DES TENDANCES FUTURES DES PRÉCIPITATIONS DE LA VALLÉE DU NIARI (REPUBLIQUE DU CONGO)
Résumé de l’article
La vallée du Niari est considérée comme une zone de ravitaillement des grands centres urbains
notamment Brazzaville et Pointe-Noire en denrées agricoles. Malheureusement, les agriculteurs y font
face aux effets pervers du changement climatique. Cette étude a pour objectif de déceler à partir, du
programme CORDEX-Africa, les modèles climatiques régionaux pouvant servir à des études du climat
futur dans la vallée du Niari. À cet effet, les données in situ de Mouyondzi et les données de simulation
de trois modèles climatiques régionaux (CCCma-CanRCM4, GERICS-REMO2015 et CLMcom-KITCCLM5)
du
programme
CORDEX-Africa
sur
la
période
historique
de
1971
à
2000
avec
une
résolution
de
0,22° X 0,22° ont servi à la réalisation de cette étude. A partir de ces valeurs ont été calculés : les
anomalies, les biais, les erreurs quadratiques moyennes et les coefficients de corrélation de Pearson. Les
principaux résultats obtenus montrent que parmi les trois MCR choisis : le CLMcan-KIT-CCLM5 et le
GERICS-REMO2015 capturent bien le régime pluviométrique annuel. Mais le CCCma-CanRCM4 est le
seul qui détecte la tendance interannuelle des précipitations à Mouyondzi. Il est mieux pour une étude
des précipitations futures dans la vallée du Niari d’opter pour une approche multimodèle. Elle doit
prendre en compte les MCR CLMcan-KIT-CCLM5 et CCCma-CanRCM4. Les données de ces deux
modèles présentent une parfaite corrélation avec les données les données in situ.
| 7 |
Auteur(s):
Issa MBALLO.
N° Page : 73-86
|
RÔLE DES FACTEURS SOCIODÉMOGRAPHIQUE SUR L’INTENTION DE MIGRER AU NORD DU SÉNÉGAL
Résumé de l’article
La migration est devenue l’un des problèmes mondiaux les plus difficiles du XXIe siècle. Malgré les
acquis de la science sur les causes du phénomène migratoire, force est de constater que le nombre de
migrants augmente au fil des décennies. Les chercheurs se sont longtemps intéressés à la migration
effective en occultant le projet qui a conduit à la décision migratoire. Ainsi, de plus en plus, les études
s’intéressent à l’intention et aux aspirations migratoires. Notre article est une contribution au débat sur
le rôle des facteurs sociodémographiques sur l’intention de migrer de populations rurales au nord du
Sénégal. Il s’appuie sur des données empiriques collectées, à partir d’un questionnaire ménage, entre
novembre 2021 et juin 2023 dans les campagnes des régions de Saint-Louis et de Louga au Sénégal. La
régression logistique révèle une association significative entre les variables « Groupe d’âges », « État
civil » et « Niveau d’études » et l’intention de migrer des enquêtés. Le modèle 2, basé sur l’AIC,
confirme que les individus âgés de 31 ans et plus sont moins favorables à la migration que les jeunes
âgés de 15 à 30 ans. Il en est de même pour les célibataires qui constituent une catégorie fortement
associée à l’intention migratoire.
| 8 |
Auteur(s):
KOLANI Lamitou-Dramani, KOUMOI Zakariyao, BOUKPESSI Tchaa.
N° Page : 87-96
|
ÉVALUATION DE L’ENVASEMENT DE LA MARRE DE KOUMBELOTI DANS LA COMMUNE DE L’OTI 1 AU NORD-TOGO
Résumé de l’article
Dans les régions tropicales où les déficits pluviométriques sont souvent chroniques, le
comblement des retenues d’eau naturelles ou artificielles devient de plus en plus un enjeu
majeur pour les communautés. Ces réservoirs d’eau représentent des zones d’atterrissage des
produits issus de l’érosion des versants, ce qui entraîne leur colmatage lent et progressif. En
effet, ils représentent des zones d’atterrissage des produits issus de l’érosion des versants, ce
qui entraîne leur colmatage lent et progressif. La marre aux hippopotames de Koumbeloti
dans la préfecture de l’Oti au Nord du Togo est un bel exemple de ces paysages fortement
dégradés. Dès lors, on s’interroge sur le volume de sédiments piégés dans ladite marre. Cette
cuvette est soumise à un comblement de son fond par des alluvions provoquant sa
dégradation aux conséquences aussi bien sur les communautés riveraines que sur les
populations des hippopotames qui y vivent. L’étude vise principalement à évaluer la
sédimentation de la marre de Koumbeloti. L’évaluation de ce phénomène, qui fait l’objet de
cette étude, est abordée suivant une méthode dite des ‘’sondages’’ à travers la bathymétrie.
Des résultats obtenus, il ressort que l’envasement moyen annuel est de 15 171 m
correspondant à une dégradation spécifique de 109,28 m
/km²/an pour l’ensemble du bassin
versant. La distribution spatiale des alluvions présente une organisation qui va du fond aux
rivages avec des épaisseurs variant entre 27-161 cm.
| 9 |
Auteur(s):
Robert NGOMEKA.
N° Page : 97-110
|
DÉGRADATION ET AMÉNAGEMENT DU TRONÇON DE ROUTE MAMAN MBOUALÉ-MANIANGA DANS L’ARRONDISSEMENT 6 TALANGAÏ À BRAZZAVILLE.
Résumé de l’article
Cette étude se réalise dans un contexte d’urbanisation dont la pression humaine et les changements climatiques
aggravent la dégradation de l’ensemble des voies de communication à Brazzaville. C’est dans ce contexte que la
route appelée deuxième sortie nord, sur son tronçon Maman Mboualé – Manianga, connaît actuellement une
dégradation avancée aux multiples conséquences. L’étude vise à analyser les causes de cette dégradation et ses
conséquences sur la vie des populations. Réalisée en 2025, l’étude a utilisé une méthodologie combinant recherche
documentaire et travaux de terrain. Les travaux de terrain incluent une enquête par questionnaire auprès de 207
ménages répartis dans les quartiers de Maman Mboualé, Ngamakosso et Manianga, 11 entretiens avec le personnel
administratif, les chefs de quartier et de bloc, les focus groups, ainsi que des observations et études directes sur le
terrain. Les données relevant des études ont été collectées à l’aide du GPS et de l’application OsmAnd. Le
traitement des données a été fait à l’aide des logiciels SPSS, Excel et QGIS. L’étude montre que la dégradation de
la route Maman Mboualé – Manianga est due à l’action combinée des facteurs naturels, anthropiques, techniques
et institutionnels qui engendrent de nombreux problèmes : embouteillage, embourbement, perte de temps, demiterrains,
augmentation
des
coûts
de
transport,
accident,
usure
des
véhicules.
Pour
y
remédier,
les
pouvoirs
publics
sont
exhortés
à
réaliser
les
opérations
techniques
de
construction
de
la
route
et
à
mettre
en
place
une
planification
urbaine
dont les actions peuvent protéger l’infrastructure routière, conformément aux orientations du Schéma
Directeur d’Urbanisme de Brazzaville.
| 10 |
Auteur(s):
SERI-YAPI Zohonon Sylvie Céline, KOUADIO Armel Akpénan Junior, BOSSON Eby Joseph.
N° Page : 111-125
|
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES DES VENDEURS DE TÉLÉPHONES AU BLACK MARKET D’ADJAMÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La présente recherche met en lumière les caractéristiques socio-économiques des acteurs de la vente du
téléphone mobile du Black Market d’Adjamé. La méthodologie déployée pour la collecte des données
s’est reposée sur l’entretien, la recherche documentaire et l’administration d’un questionnaire à un
échantillon de 87 acteurs de la vente de téléphones mobiles. Ceux-ci ont été sélectionnés sur la base
d’une démarche par choix raisonné au sein du marché. Il ressort de l’analyse que la majorité des
vendeurs de téléphones (74,7%) paient leurs téléphones portables à la fois au comptant et à crédit et
24,1% les paient uniquement au comptant. 58,6% commercialisent leurs téléphones au comptant et à
crédit et 39,1% uniquement au comptant. 40,2% des vendeurs ont un gain journalier oscillant entre 1
000 000 et 5 000 000 de FCFA et 72,4% disposent d’un compte d’épargne. S’agissant des lieux d’épargne,
43,1% de l’effectif total des vendeurs possédant un compte d’épargne ont recours aux microcrédits. Par
ailleurs, la majorité (79,31%) des commerçants de téléphones mobiles ont une épargne journalière en
dessous de 15 000 FCFA. Une pluralité de vendeurs de téléphones (92%) ne possède pas
d’investissements, seulement 19,5% dispose d’un bien avec les revenus issus de la vente. Peu de
vendeurs (8,04%) affirment être suffisamment satisfaits contrairement à la majorité 83,90% qui est
moyennement satisfaite de cette activité. Les communes d’Adjamé (29,88%), d’Abobo (20,69%) et de
Yopougon (20,69%) sont les principaux lieux de provenance des vendeurs de téléphones du Black
Market ; témoignant ainsi d’une concentration significative des vendeurs informels dans les zones
résidentielles populaires.
| 11 |
Auteur(s):
ALI Nouhou.
N° Page : 126-136
|
INSECURITE ALIMENTAIRE ET STRATEGIES GOUVERNEMENTALES DANS L’OUEST DU NIGER
Résumé de l’article
Dans un contexte de variabilité climatique et d’enclavement du pays exacerbé par les
problèmes géopolitiques et sécuritaires, le Niger continue de faire face à l’insécurité
alimentaire. En étudiant l’Ouest du pays, ce travail s’est basé sur les analyses statistiques
quantitatives croisées avec les données qualitatives issues des observations directes de terrains
et des entretiens semi-structurés. Il vise à analyser les difficultés de productions agricoles,
l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires et les stratégies étatiques en vue
d’atténuer ces écueils. La riziculture est très impactée par les inondations fluviales surtout
dans la région de Tillabéri. Suite aux inondations de 2020, la production de riz a chuté de 79%.
La même année, les riziculteurs de la région de Niamey ont subi 100% de perte durant la
seconde campagne agricole de riz. Les rendements de mil ont baissé de 41% à Tillabéri et 28%
à Dosso entre 2019 et 2021. Les stratégies mises en place par l’Etat sont entre autres la
récupération des terres dégradées (21250 ha en 2022), l’intensification de l’agriculture irriguée
à travers les aménagements hydroagricoles, la subvention des intrants, les ventes à prix
modérés, la diversification des corridors d’importation de céréales.
| 12 |
Auteur(s):
Akoula Backobo Jude Hermes, Maliki Christian, Louzala Kounkou Bled Dumas Blaise.
N° Page : 137-146
|
EFFETS DE L’URBANISATION SUR LA CULTURE MARAICHERE DANS L’ARRONDISSEMENT 6 TALANGAÏ DE 2000 A 2020 (RÉPUBLIQUE DU CONGO)
Résumé de l’article
Les villes du monde ont connu des transformations remarquables depuis la révolution industrielle. La
croissance démographique, l’un des héritages de ce phénomène, continue d’influencer la constance
économique, sociale et écologique, et remet en cause la sécurité alimentaire dans le monde depuis
quelques décennies (Yolande Berton-Ofouémé, 1996, p.269). La vitesse et le rythme de cette croissance
démographique s’accompagne d’une demande croissante en espace à bâtir et pose des problèmes
(David Oliver, 2004, p. 98).
L’urbanisation rapide et non planifiée constitue un défi majeur pour les villes africaines, et
Brazzaville, la capitale de la République du Congo, n’échappe pas à cette tendance. L’arrondissement
6 Talangai connait une croissance démographique et une expansion urbaine significative. Cette
situation entraîne des transformations profondes dans divers aspects de la vie locale, comme c’est le
cas dans le secteur agricole. La culture maraichère, qui joue un rôle crucial dans l’approvisionnement
en produits frais et dans l’économie locale, se trouve fortement affecté par ces changements urbains.
L’objectif de cet article est d’analyser les effets de l’urbanisation sur la culture maraîchère dans
l’arrondissement 6 Talangaï, à Brazzaville.
Les résultats de l’enquête menée sur le site maraîcher de Talangaï montrent que l’arrondissement 6
connait une occupation anarchique qui se traduit par la disparation des sites maraîchers.
| 13 |
Auteur(s):
LARE Babénoun.
N° Page : 146-161
|
GESTION DES ORDURES MENAGERES POUR UNE MEILLEURE SANTE DES POPULATIONS DANS LA VILLE DE MANGO (NORD-TOGO)
Résumé de l’article
La gestion des ordures ménagères est de plus en plus présente dans les problématiques
environnementales. Le ramassage des ordures ménagères dans la ville de Mango souffre d’énormes difficultés.
L’objectif de cette étude est d’analyser la gestion des ordures ménagères dans la ville de Mango pour une
meilleure santé des populations. La méthodologie adoptée est basée sur la recherche documentaire, les
observations directes, et les enquêtes de terrain. Le questionnaire a été administré à 169 chefs de ménages. Les
résultats montrent que la forte croissance démographique entraîne une production élevée (78%) des ordures
ménagères et la multiplication des dépotoirs sauvages. Seulement 9% des ménages sont abonnés à une structure
de pré-collecte d’ordures ménagères. Pour se débarrasser de ces ordures, 68% des ménages ont recours à des
pratiques inciviques en jetant les ordures dans les rues, dans les caniveaux et sur des terrains nus. Ce qui conduit
à la propagation des décharges sauvages. En ce qui concerne l’incinération elle est pratiquée par 23% des ménages.
Les données de terrain montrent que la mauvaise gestion des ordures ménagères observée dans la ville de Mango,
expose les populations aux pathologies. Cette mauvaise gestion, participe à la dégradation de l’environnement.
| 14 |
Auteur(s):
KOUTOUA Amon Jean-Pierre, KONARE Ladji.
N° Page : 161-174
|
MISE EN PLACE D’UN CADRE DE COLLABORATION HARMONIEUX ENTRE L’AMUGA ET LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES DU GRAND ABIDJAN EN FAVEUR D’UN TRANSPORT URBAIN DURABLE ET PERFORMANT
Résumé de l’article
Le Grand Abidjan, métropole ivoirienne de près de 7,2 millions d’habitants en 2021, soit environ 24,5 %
de la population nationale (INS, 2021), connaît une croissance urbaine effrénée qui s’accompagne d’une
demande croissante en mobilité. Pour répondre à ces défis, l’État a créé en 2019 l’Autorité de la Mobilité
Urbaine du Grand Abidjan (AMUGA) afin de coordonner les transports urbains sur ce périmètre. Cette
initiative fait suite à une première tentative, l’Agence des Transports Urbains (AGETU), mise en pl ace
en 2000, qui s’est soldée par un échec marqué par des conflits de compétences avec les collectivités
territoriales et sa dissolution en 2014. Ainsi, le problème qui découle de ces constats est la nécessité
d’instaurer une gouvernance de la mobilité équilibrée entre l’AMUGA et les collectivités territoriales
afin d’éviter les erreurs commises par l’AGETU. La présente étude vise donc à établir un cadre de
collaboration durable et pacifique entre l’AMUGA et les collectivités territoriales du Grand Abidjan
pour améliorer le système de transport urbain.
Elle s’appuie sur une analyse documentaire des textes légaux et des expériences comparatives
d’autorités organisatrices de la mobilité urbaine (AOMU) dans d’autres contextes, ainsi que sur des
enquêtes de terrain auprès des agents municipaux de 15 communes du Grand Abidjan. Les résultats
mettent en évidence que les modèles d’AOMU initiés par les collectivités, notamment via des
coopérations intercommunales, sont plus efficaces et mieux acceptés que ceux imposés par le pouvoir
central. En confrontant l’expérience avortée de l’AGETU aux cas d’autorités réussies ailleurs, l’étude
identifie les failles du décret de création de l’AMUGA, notamment des chevauchements de
compétences, des contradictions légales et un partage inadéquat des ressources financières, susceptibles
de compromettre la coexistence avec les communes. Sur cette base, des recommandations concrètes sont
formulées : clarifier les compétences respectives de l’AMUGA et des collectivités territoriales pour
éliminer les doublons et les conflits d’autorité, établir des associations intercommunales/interrégionales
de transport pour une représentation inclusive au sein de l’AMUGA, et réviser le cadre juridique.
| 15 |
Auteur(s):
Kossi AFELI, Kodjo Gnimavor FAGBEDJI, Komla EDOH.
N° Page : 175-187
|
SECURISATION ET LAVAGE DES MOYENS DE TRANSPORT, UNE STRATEGIE DE SURVIE FACE A LA CRISE DE L’EMPLOI A LOME
Résumé de l’article
Lomé, capitale du Togo est la ville la plus peuplée du pays, et est perçue par de nombreux togolais comme la référence en
matière de développement. Mais la dynamique de la population dans cet espace urbain n’est pas accompagnée d’une
économie soutenue pour le bien-être des citadins vulnérables. Les crises économique et sociale ont engendré la création de
petites activités économiques parmi lesquelles figurent la sécurisation et le lavage des moyens de transport. Elle devient une
alternative incontournable de stratégie d’adaptation de survie et de lutte contre la pauvreté urbaine. L’objectif de ce travail
est de montrer que la sécurisation et le lavage des moyens de transport est l’une des activités économiques de survie mise en
place par les citadins vulnérables pour faire face à la crise d’emploi dans le Grand-Lomé. La méthodologie de travail est axée
sur la recherche documentaire, l’observation et l’entretien afin de recueillir les informations quantitatives et qualitatives . Les
personnes ciblées sont les responsables des sites de surveillance des moyens de transport, et les propriétaires des engins de
différentes catégories sociales. Au total, 80 citadins sont interrogés dont 65 propriétaires et 15 responsables de sites. Les
résultats montrent que parmi les propriétaires enquêtés, (40) soit 61,53% confient leurs engins aux responsables de sites non
loin de leurs lieux de travail, (18) soit 27,69% pour achats à proximité et (7) soit 10,78% par manque d’espace.
| 16 |
Auteur(s):
DIOP Mame Diarra, FALL Chérif Amadou Lamine, SANE Yancouba, SECK Henry Marcel, COLY Kémo.
N° Page : 188-203
|
CARTOGARPHIE DE L’ÉROSION HYDRIQUE DANS LE BASSIN DU BAOBOLONG (CENTRE-OUEST DU SÉNÉGAL)
Résumé de l’article
Le bassin du Baobolong, situé au sud du bassin arachidier sénégalais, est confronté à une érosion hydrique
croissante liée à la pression agricole, à la dégradation du couvert végétal et à la concentration des précipitations en
début de saison. Cette étude vise à spatialiser et quantifier les pertes en sol à l’aide du modèle USLE, en mobilisant
des données topographiques, pédologiques, climatiques et d’occupation des sols. Les résultats révèlent une forte
variabilité spatiale de l’érosion, avec des pertes atteignant jusqu’à 69,75 t/ha/an sur les versants cultivés. Ces
valeurs confirment les tendances observées dans d’autres bassins sénégalais et soulignent l’urgence de stratégies
de conservation adaptées aux réalités locales.
| 17 |
Auteur(s):
DIAKITE Salimata, TRAORE Djakanibé Désiré.
N° Page : 204-219
|
LA RIZICULTURE FEMININE, UNE STRATEGIE DE LUTTE CONTRE L’INSECURITE ALIMENTAIRE DANS LA VILLE DE NIENA
Résumé de l’article
La riziculture constitue une activité précieuse pour de nombreuses populations en Afrique de l’Ouest,
en général et en particulier au Mali. Elle contribue de ce fait à la satisfaction des besoins alimentaires dans
de nombreux foyers dans un contexte de péjoration climatique. Dans le but de juguler les aléas des
changements climatiques, les femmes, parallèlement aux hommes, s’investissent dans la riziculture. La
présente recherche a pour objectif d’analyser les stratégies d’implication des femmes dans la
production du riz dans la plaine aménagée de Nièna dans la région de Sikasso. La démarche
méthodologique adoptée inclue la visite de terrain, les enquêtes quantitative et qualitative.
L ’ e n q u ê t e q u a n t i t a t i v e p a r l e p r i n c i p e d e l ’ é c h a n t i l l o n n a g e s y s t é ma t i q u e a
c o n c e r n é l e s 556 femmes exploitantes. L ’ a p p r o c h e q u a l i t a t i v e a c o n c e r n é des
personnes ressources, notamment la responsable de la coopérative des femmes rizicultrices, les cadres
de la Direction Régionale de l’Agriculture de Sikasso et du Service local de l’Agriculture. Les résultats
indiquent que chaque femme exploite en moyenne 0,26 ha. La production totale, sur l’ensemble des
cinq dernières années, s’élève à 1904 tonnes, soit une production moyenne annuelle de 380, 8 tonnes.
Les revenus obtenus sont utilisés dans l’alimentation des familles et les charges sociales. Ce qui
contribue à l’amélioration sensible des conditions de vie des ménages, en dépit des difficultés liées à
l’approvisionnement, l’insuffisance de l’encadrement technique et la commercialisation des produits.
| 18 |
Auteur(s):
BAMBA Ali, GBODJE Jean-François Aristide, ASSI-KAUDJHIS Joseph P..
N° Page : 220-233
|
ANTHROPOGENIC ACTIVITIES AND DEGRADATION OF VEGETATION COVER IN THE DEPARTMENT OF KANI, IN THE NORTHWEST OF THE IVORY COAST
Résumé de l’article
Dans le département de Kani, la problématique de la dégradation du couvert végétal due aux activités
anthropiques est une réalité indéniable. Cet article se propose d’analyser les effets induits des activités
anthropiques sur la dégradation du couvert végétal dans cette localité. La méthodologie s’appuie sur
une recherche documentaire, d’enquêtes de terrain, ainsi qu’une analyse d’images satellites permettant
de mieux appréhender la dynamique de destruction du couvert végétal dans la localité, notamment
entre 1986 et 2022. Les résultats révèlent une accélération de la destruction du couvert végétal par des
systèmes d’exploitation agricoles extensifs basés sur le défrichement et l’abattage systématique de la
végétation, et le recours au brûlis des abattis. Ainsi, plus de 85% du couvert végétal a été détruit.
Comme conséquences, il s’ensuit un dérèglement climatique dont la résultante est l’irrégularité la
baisse de la pluviométrie, la hausse de la chaleur, les feux de brousses, la non maîtrise du calendrier
cultural, mais aussi la baisse des rendements agricoles entraînant l’insécurité alimentaire et la fragilité
économique des paysans. Pour y remédier, l’ANADER et la SODEFOR proposent aux paysans des
approches culturales intégrées aux bonnes pratiques agricoles axées sur la préservation de la nature, à
travers le planting d’arbre, notamment le teck « Tectonan grandis » pour la reconstitution du couvert
végétal dans les villages.
| 19 |
Auteur(s):
Félicien GBEGNON, Akibou Abaniché AKINDELE, Jean-Marie Mèyilon DJODO.
N° Page : 234-248
|
CONTRAINTES A LA MISE EN VALEUR DES CHAMPS DE CASE DU DOUBLET LOKOSSA-ATHIEME AU SUD DU BENIN
Résumé de l’article
Le faible pouvoir d’achat et le souci d’assurer la sécurité alimentaire obligent certaines populations à
faire recours à la valorisation des champs de case. Ainsi, cette recherche est d’analyser les contraintes à
la mise en valeur des champs de case du doublet Lokossa-Athiémé.
L’approche méthodologique utilisée a combiné la recherche quantitative et qualitative. Les données
climatologiques et économiques ont été analysées au moyen d’outils statistiques appropriés. Au total,
221 personnes ont été enquêtées. Le traitement des données a été réalisé à l’aide du logiciel SPSS.
Les résultats révèlent que les indices pluviométriques sont compris entre -0,55 et 0,65. Cette situation
engendre des extrêmes climatiques. L’inondation des champs de case ralentit le fonctionnement des
activités agricoles selon 67 % des enquêtés. De plus, les années 1977 et 1989 ont présenté des écarts de
pluies négatifs très significatifs et les poches de sécheresse sont très importantes. L’indice agro
démographique connait une réduction de l’an 1961 à 2020. Il s’est détérioré de 81 %. Les champs de case
sont confrontés aux problèmes dus au manque de moyens financiers, au coût élevé des intrants, au
financement non adapté à l’agriculture, au retard des intrants et aux animaux domestiques selon 83 %
des interviewées. Face à cette situation, les exploitants agricoles décalent la date de semis selon 84 %,
associent les cultures pour 93 %, utilisent des amendements selon 89 % et font recours à l’arrosage selon
93 %.
| 20 |
Auteur(s):
LEMOU Faya.
N° Page : 249-261
|
ANALYSE DES TEMPERATURES DE MER ET DES PRECIPITATIONS DANS LE CONTEXTE DE CHANGEMENT CLIMATIQUE A LOME
Résumé de l’article
L’étude des déterminants climatiques (températures et précipitations) permet de comprendre
la vulnérabilité des écosystèmes et les sociétés humaines face au changement climatique.
L’étude vise à analyser la tendance des températures à cent mètres de la mer et les
précipitations journalières à Lomé de 1992-2022. Sont également retenues, les données du
modèle MPI du programme Cordex. Le calcul des indices climatiques assortis du logiciel
RclimDex ont permis de caractériser les évènements climatiques extrêmes. Les indices TX10P,
TN90P, TXx, TNx et WSDI présentent une tendance à la hausse, tandis que les indices TX90P
et TN10P connaissent une baisse. Les indices CWD et CDD ont une tendance en baisse et ceux
de RX1day, RX5day, RX20 mm, R95P et PRCPTOT en hausse. Les températures observées et
simulées sont en hausse et celles projetées évoluent à la hausse à l’horizon 2055 selon les
scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5. Des pluies simulées et observées présentent des tendances
presque identiques. Selon les projections, les pluies des RCP 4.5 et RCP 8.5 seront en
augmentation à l’horizon 2055. Cette étude montre une idée claire de l’évolution des
évènements climatiques à Lomé de 2025-2055 et constitue un outil d’aide pour leur gestion
adéquate.
| 21 |
Auteur(s):
N’GORAN Ahou Suzanne.
N° Page : 262-270
|
ACTION DE L’HOMME ET DÉGRADATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE DE LA RÉSERVE DE LAMTO (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Située au centre de la Côte d’Ivoire sur la limite forêt-humide savane-humide, la réserve de Lamto abrite une
faune et une flore très diversifiées renfermant des espèces de forêt et de savane. Cependant, son statut d’aire
protégée ne lui garantit pas une immunité totale face à l’action de l’homme. Le nombre d’espèces animales et
floristiques bien qu’important connaît une baisse ces dernières années due à l’action de la population riveraine.
Les nombreuses agressions dont la réserve fait l’objet de la part des populations méritent des réflexions. Ce
travail a pour objectif de montrer l’impact de l’action de la population sur la diversité biologique de la réserve.
La recherche documentaire, l’observation et l’entretien sont les techniques utilisées dans le cadre de ce travail.
Les résultats ont montré que certaines espèces animales ont disparu de la réserve, et d’autres sont en
régression. Par exemple l’éléphant, le chimpanzé, le lion et la panthère ne sont plus observés sur la réserve.
Sur 63 espèces de mammifères (sans les rongeurs) présentes avant 1950, 36 de ces espèces pouvaient encore
être observées en 1990 et seulement quelques espèces actuellement. Des plantes essentielles comme l’Iroko, le
palmier rônier et les plantes médicinales sont également menacées.
| 22 |
Auteur(s):
Yasmina TEGA, Hycenth Tim NDAH, Evéline COMPAORE-SAWADOGO, Johannes SCHULER, Jean-Marie DIPAMA.
N° Page : 271-285
|
ANALYSE DE LA DYNAMIQUE DU COUVERT VÉGÉTAL DANS LE CENTRENORD DU BURKINA FASO
Résumé de l’article
Le Centre-Nord du Burkina Faso connaît une dégradation continue du couvert végétal depuis plusieurs
décennies. Cette dégradation se manifeste par la régression des différentes formations végétales et des
services écosystémiques. Particulièrement dans la commune rurale de Korsimoro, plusieurs travaux
antérieurs ont montré une importante dégradation des ressources naturelles. L’objectif de cette recherche est
donc d’analyser la dynamique du couvert végétal et le changement d’affectation des terres au Centre-Nord
du Burkina Faso, spécifiquement dans la commune de Korsimoro. La méthode utilisée est l’analyse
diachronique en utilisant l’outil télédétection. Pour se faire, des images satellites de 1980, 2000 et 2020 de la
commune de Korsimoro ont été analysées. Il ressort de cette recherche que le couvert végétal en 1980 dans la
commune rurale de Korsimoro était dominé par la savane arbustive (49 %), celle arborée (25 %) et des
champs (25 %). Cependant, on note une importante dégradation de ces ressources naturelles de 1980 à 2020.
Cette dégradation se manifeste par une régression importante de la superficie de certaines unités
d’occupation. De 1980 à 2020, la savane arborée a connu une importante régression, passant de 25 % à 2 % de
la superficie totale des unités d’occupation. Les champs, par contre, ont connu une importante progression
en superficie, passant de 25 % à 48 %. Dans l’optique de penser à des mises en valeur des écosystèmes, par
des stratégies de gouvernance, les politiques publiques devraient s’inspirer de ces résultats.
| 23 |
Auteur(s):
BONI Gratien .
N° Page : 286-299
|
PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU PROJET D’ALIMENTATION EN ÉNERGIE ÉLECTRIQUE DE LA ROUTE DES PÊCHES 286 (BENIN)
Résumé de l’article
L’accès à une énergie électrique abordable, durable et fiable est essentiel pour le
développement socio-économique à l’échelle mondiale. Au Bénin, la nécessité de projets
énergétiques s’intensifie pour répondre aux besoins croissants de la population et favoriser le
développement local. La présente étude vise à faire l’état des lieux de la performance
environnementale et sociale du projet d’alimentation en énergie électrique de la route des
pêches dans la région littorale du Benin.
Pour ce faire, l’approche méthodologique utilisée, repose sur une recherche documentaire, la
collecte de données quantitatives et qualitatives à travers un questionnaire et un guide
d’entretien. Les données ont été recueillies auprès de 99 personnes issues de la population
riveraine et de 10 travailleurs du chantier dudit projet portant sur la mise en œuvre des
activités environnementales et sociales.
Les résultats montrent que 90 % de la population enquêtée était informée du démarrage des
travaux du projet. Toutefois, la compensation pour les biens affectés n’a pas été effectuée,
entraînant un mécontentement général. En effet, 100 % des personnes affectées n’ont pas reçu
de dédommagement, soulevant des questions sur l’équité dans la gestion de ce projet. De plus,
sur 170 plants prévus pour le reboisement, aucun plant n’a été mis en terre. Concernant la mise
en place des rampes d’accès et des dispositifs de lavage des mains, on note 0% de mise en
œuvre sur tous les sites. Cependant, 100 % des enquêtés ont signalé que le chantier était
sécurisé, malgré les diverses activités en cours. Des mesures telles que la sécurisation du
chantier, le port d’équipements de protection individuelle (EPI) adaptés, et des séances de
sensibilisation ont été mises en œuvre à un taux de 100 %. En considérant l’ensemble des
mesures du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) on note globalement un taux
de 75,71 % de mise en œuvre. Pour garantir le bien-être des communautés locales et la
durabilité de ce projet, une approche inclusive et participative s’avère indispensable.
| 24 |
Auteur(s):
KOFFI Guy Roger Yoboué, KONE Levol, COULIBALY Mékié.
N° Page : 300-310
|
LA DISPONIBILITÉ ALIMENTAIRE A L’ÉPREUVE DE L’ESSOR DE L’ORPAILLAGE DANS LA SOUS-PRÉFECTURE DE SIEMPURGO (NORD DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
En termes d’activité économique, la sous-préfecture de Siempurgo est caractérisée depuis belle lurette
par l’agriculture. Mais avec la pression démographique, les mouvements migratoires et la mévente de
ces produits agricoles (anacarde, coton…) de ces dernières années, la sous-préfecture connait de
nouvelles activités notamment l’orpaillage artisanal. Depuis l’introduction de cette activité, elle connaît
un essor à l’échelle de cette sous-préfecture à cause des revenus rapides qu’elle génère. Cependant, sa
pratique a des effets néfastes sur la disponibilité alimentaire dans la zone. Vu qu’elle occasionne la
conquête de nouvelle terre et accélère la pression sur les terres dans cette zone rurale. L’objectif de la
présente étude est de comprendre comment l’activité aurifère constitue-t-elle une menace pour la
disponibilité alimentaire dans la sous-préfecture de Siempurgo. La démarche méthodologique s’appuie
sur les recherches documentaires et l’enquête de terrain comprenant l’observation directe, l’enquête par
questionnaire et les entretiens. Les résultats obtenus indiquent que, l’exploitation aurifère artisanale a
favorisé la réduction des espaces culturales et de la main-d’œuvre agricole au profit de cette nouvelle
activité, induisant ainsi un risque d’indisponibilité alimentaire dans cet espace rural.
| 25 |
Auteur(s):
KOUAME Kanhoun Baudelaire.
N° Page : 311-325
|
LA COMMERCIALISATION DE LA BANANE PLANTAIN DANS LA SOUSPREFECTURE DE BONON (CENTRE-OUEST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Dynamiser les systèmes de commercialisation des produits agricoles constitue un moyen d’intégration
des marchés et d’équité des circuits de commercialisation. La commercialisation de la banane plantain
joue un rôle structurant dans la disponibilité alimentaire et la sécurité financière des acteurs de la
filière. Cette étude vise à analyser les circuits de commercialisation de la banane plantain dans la souspréfecture
de Bonon. La méthode de collecte des données repose sur les données secondaires, les
observations de terrain, les entretiens et l’enquête par questionnaire. Les investigations de terrain
transversales se sont déroulées d’une part de janvier à février, période d’abondance du plantain, et de
mai à juin, période de pénurie d’autre part. Ces investigations se sont réalisées auprès de 150
producteurs, 50 commerçants et 30 transporteurs dans 6 localités. Il ressort de cette étude que les
circuits de commercialisation de la banane plantain sont caractérisés par la vente de gros (45%) et les
circuits directs et indirects selon le niveau d’intervention des acteurs. Les circuits de distribution de la
banane plantain sont orientés à 65,66% vers le Mali et le Burkina-Faso et à 34,34% dans les grands
centres de consommation urbaine de la Côte d’Ivoire, en l’occurrence Abidjan. Le prix de la banane
plantain connait une variation saisonnière mensuelle. Ces prix oscillent entre 69 F CFA/kg en période
d’abondance à 1 080 F CFA/kg en période de pénurie. Pour assurer la disponibilité de la banane
plantain sur les marchés urbains, les acteurs ont recours à une typologie variée de moyens de
transport.
| 26 |
Auteur(s):
Larissa Adachi BAKANA.
N° Page : 326-337
|
VECU ET PERCEPTION DE LA TRYPANOSOMIASE HUMAINE AFRICAINE EN MILIEU RURAL : ETUDE DE CAS A MINDOULI (REPUBLIQUE DU 326 CONGO)
Résumé de l’article
La Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) reste un problème de santé publique en République du
Congo, notamment à Mindouli, où des facteurs socio-culturels freinent la lutte. Cette étude visait à
identifier les représentations sociales de la THA, les freins au recours aux soins et les conséquences
sociales, afin de contribuer à une meilleure adaptation des stratégies de lutte aux réalités locales. Une
enquête qualitative a été menée en juin-juillet 2024 auprès de 100 participants, à travers des entretiens
semi-directifs et des discussions de groupe. Les résultats révèlent une perception spirituelle de la
maladie, un recours fréquent aux tradipraticiens, une forte stigmatisation sociale et une méfiance envers
les interventions biomédicales, perçues comme peu accessibles et peu efficaces. Ces éléments expliquent
la persistance de la maladie. Une approche intégrée, tenant compte des savoirs locaux et renforçant la
sensibilisation communautaire, est nécessaire pour améliorer l’efficacité des programmes de lutte.
| 27 |
Auteur(s):
COULIBALY Amadou, FRAN Yelly Lydie Lagrace, KOUDOU Welga Prince, DIABAGATÉ Abou.
N° Page : 338-353
|
LE TAXI-TRICYCLE, UN MODE DE DÉSENCLAVEMENT DE LA COMMUNE PÉRIPHÉRIQUE DE BINGERVILLE (ABIDJAN, CÔTE 338 D’IVOIRE)
Résumé de l’article
À Bingerville, la forte croissance démographique et l’urbanisation rapide accentuent les
insuffisances de l’offre des transports collectifs classiques (bus, taxis communaux, mini-bus ou
gbaka). Depuis 2020, les taxis-tricycles se sont imposés comme une alternative pour desservir
les quartiers des communes périphériques d’Abidjan tels que Bingerville. Malgré l’essor des
taxis-tricycles dans la commune de Bingerville, les difficultés de mobilité persistent, soulevant
la question de leur réelle contribution au désenclavement des quartiers périphériques. Cet
article veut analyser leur contribution à la mobilité urbaine à partir d’enquêtes de terrain,
d’entretiens et de recherches documentaires. Les résultats montrent qu’ils réduisent l’isolement
des quartiers et offrent une solution rapide, flexible et abordable. Toutefois, leur impact sur la
mobilité urbaine est limité par la précarité des conducteurs, l’insécurité routière, les charges
d’exploitation multiples et l’absence de régulation. Les taxi-tricycles constituent une réponse
ponctuelle plus qu’un levier de structuration des mobilités. Les activités des taxis-tricycles
nécessitent une meilleure régulation et une intégration aux politiques publiques de mobilité.
| 28 |
Auteur(s):
SAMBOU Abdou KadrI, MBAYE Ibrahima.
N° Page : 354-367
|
DYNAMIQUE DES FORMATIONS PAYSAGERES DANS LES TERROIRS DE BLISS ET DE FOGNY KOMBO EN BASSE CASAMANCE (SENEGAL)
Résumé de l’article
Cette étude basée sur l’analyse des images multidates a été réalisée afin d’évaluer la dynamique de
l’occupation du sol dans les terroirs de Bliss et de Fogny Kombo en Basse Casamance, au Sénégal. Ces
terroirs villageois sont fortement marqués par une forte importance de l’agriculture, particulièrement
l’arboriculture fruitière et le maraîchage. Ainsi, des images Google Earth de 2004 et celles Bing Maps de
2022 ont été utilisées pour cette analyse. La dynamique intervenue dans l’occupation du sol fait
apparaître que les taux moyens annuels d’expansion calculés au niveau de ces classes de formation sont
compris entre -7,09 % et 7,49 % dans les terroirs villageois étudiés. En définitive, l’analyse montre que
les mutations et l’expansion des périmètres de vergers ont entrainé des transformations remarquables
dans l’usage des terres et constituent un élément central dans la dynamique de l’occupation du sol.
| 29 |
Auteur(s):
DIARRASSOUBA Bazoumana.
N° Page : 368-379
|
INSALUBRITÉ ET PRÉCARITÉ SANITAIRE URBAIN À DIVO (SUD-OUEST, CÔTE D’IVOIRE) : ÉTAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES
Résumé de l’article
Située dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, la ville de Divo est le théâtre d’une accumulation de déchets
ménagers dans le cadre de vie des populations. L’insalubrité presque permanente dans de nombreux
secteurs de la trame urbaine expose la population à certaines maladies dont la plus récurrente est le
paludisme. Cette situation met en lumière les insuffisances de la gouvernance environnementale dans
un contexte de croissance urbaine rapide. L’article analyse les conséquences sanitaires de l’insalubrité
du cadre vie urbain à Divo. La démarche méthodologique s’appuie sur des recherches documentaires
et des enquêtes de terrain. Il ressort des analyses que l’insalubrité persiste dans la ville de Divo du fait
que la municipalité ne collecte que 60 % des déchets. L’accumulation des ordures ménagères est la
source de prolifération des vecteurs de nombreuses maladies. Ainsi, 34 % des citadins a déjà contracté
une maladie environnementale (paludisme, IRA, diarrhée et/ou fièvre typhoïde). La prise en charge de
ces maladies passe par l’amélioration de la qualité de l’environnement urbain à Divo à travers des
actions concertées de tous les acteurs.
| 30 |
Auteur(s):
AYEMOU Anvo Pierre, ZOHOURE Gazalo Rosalie, ISSA Bonaventure Kouadio.
N° Page : 380-393
|
DISTRIBUTION SPATIALE DES INFRASTRUCTURES SANITAIRES PUBLIQUES : UN FACTEUR IMPORTANT DANS L’ACCESSIBILITÉ GÉOGRAPHIQUE DES POPULATIONS AUX CENTRES DE SANTÉ DANS LA VILLE DE ZUÉNOULA
Résumé de l’article
Les infrastructures sanitaires sont déterminantes dans l’accès aux soins des populations. Leur
répartition spatiale adéquate à l’échelle des villes permet de répondre aux besoins sanitaires des
populations. Cette planification rationnelle n’est pas observée dans la ville de Zuénoula en dépit des
efforts consentis par les autorités ivoiriennes. En effet, la ville de Zuénoula fait face à une inégale
distribution spatiale des infrastructures sanitaires entrainant la faible fréquentation des centres de santé.
Cette étude analyse les facteurs de l’inégale répartition des structures sanitaires et son impact sur
l’accessibilité géographique des populations aux centres de santé de la ville de Zuénoula. La
méthodologie repose sur la recherche documentaire et une enquête de terrain auprès de 342 ménages,
complétée par des entretiens avec les acteurs de la santé. Les résultats révèlent une forte concentration
des infrastructures dans le centre-ville, laissant les quartiers périphériques sous-équipés. Ainsi, 43 %
des ménages enquêtés estiment que les centres de santé sont trop éloignés de leur domicile. Cette
situation limite la fréquentation des structures modernes et encourage le recours à des itinéraires
thérapeutiques alternatifs. L’étude souligne l’urgence d’une meilleure planification urbaine et d’un
renforcement de l’offre de soins de proximité afin de réduire les inégalités sanitaires.
| 31 |
Auteur(s):
ZANNOU Sandé.
N° Page : 394-406
|
TYPOLOGIE ET AIRES DE RAYONNEMENT DES INFRASTRUCTURES MARCHANDES DANS LA VILLE DE PORTO-NOVO
Résumé de l’article
Les infrastructures marchandes offrent une importante source de revenus aux Communes béninoises à
l’ère de la décentralisation. Malheureusement, leur plein potentiel est souvent entravé par diverses
contraintes. Cette recherche vise à analyser les caractéristiques et fonctions des infrastructures
marchandes dans la ville de Porto-Novo.
La méthodologie adoptée est axée sur la recherche documentaire, les travaux de terrain, le traitement
des données et l’analyse des résultats. Au total, 263 ménages usagers des marchés et gares et 117
commerçants ont été enquêtés. Le modèle SWOT a permis d’analyser les résultats.
Les résultats obtenus révèlent qu’à Porto-Novo, il existe deux (02) marchés régionaux et sept (07)
marchés locaux, dont l’aire de rayonnement varie entre 5,40 km et 9,86 km. La majorité (80 %) des
commerçants soulignent des problèmes d’infrastructures, notamment le manque de hangars modernes,
l’insalubrité, l’exiguïté des espaces et l’insécurité. Une forte corrélation est observée entre l’aire de
rayonnement des marchés et la localisation des gares routières, lesquelles, implantées le long des grands
axes et à proximité de certains marchés, renforcent l’attractivité des marchés qui passe par
l’augmentation de la fréquentation et les facilités liées à l’apprivoisement. Malheureusement, la
concentration des gares au centre accentue la marginalisation économique des quartiers périphériques
de la ville
| 32 |
Auteur(s):
OUATTARA Mohamed Zanga.
N° Page : 407-421
|
COMPOSITION ET RÉPARTITION DES UNITÉS DE PRODUCTION DE PAIN ET DE PÂTISSERIE À KORHOGO (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La croissance démographique et l’urbanisation rapide à Korhogo ont favorisé la diversification des activités
économiques notamment dans l’agro-alimentaire avec l’émergence des unités de production de pain et
pâtisserie. Entraînant la transformation de l’espace urbain par leur implantation depuis une dizaine année,
ces unités suscitent l’interrogation sur la composition, l’organisation, les défis et enjeux de la filière. Cette
étude vise à comprendre la structure et analyser la répartition typologique et spatiale des boulangeries et
boulangeries-pâtisseries à Korhogo ainsi que les dynamiques socio-économiques sous-jacentes. Combinant
recensement exhaustif (N=43 unités), questionnaires, entretiens qualitatifs et analyse cartographique, notre
méthodologie est inductive et elle emprunte une approche descriptive et analytique. Les principaux résultats
montrent une filière en forte croissance (52,94% d’unités de 2019 à 2024), dominée par les boulangeries pâtisseries
(51,16%)
et
des
promoteurs
seuls
(69,77%).
Une
forte
concentration
spatiale
(près
de
80%
d’unités)
est
observée dans les quartiers centraux et péri-centraux, le long des axes commerciaux. Avec une
organisation genrée de l’emploi, le secteur est très masculinisé (seulement 10,34% de promotrices). Par
ailleurs, 58,14% des promoteurs disposent d’une formation et l’accès au financement reste limité (74,42%
d’unités créées sur fonds propres). Les défis majeurs sont le coût des matières premières (76,74%) et la
concurrence (69,77%). Les acteurs aspirent majoritairement à accroître leur production (86,05%) et à
diversifier leur offre (69,77%). L’étude conclut à la nécessité de politiques urbaines ciblées pour une
meilleure répartition spatiale des unités et la professionnalisation de la filière, surtout par le développement
de circuits courts et de l’accès au financement.
| 33 |
Auteur(s):
Joseph Saturnin DIEME, Henri Marcel SECK 422 , Bonoua FAYE, Ibrahima DIALLO.
N° Page : 422-432
|
DYNAMIQUE DES ECOSYSTEMES DE MANGROVE DANS LA COMMUNE D’ENAMPORE (BASSE-CASAMANCE/SENEGAL)
Résumé de l’article
L’écosystème de mangrove dans les régions littorales de l’Afrique de l’Ouest est sujet à une forte
pression anthropique et naturelle. La présente étude vise à analyser la dynamique spatio-temporelle des
écosystèmes de mangrove dans la commune d’Enampore. La méthodologie de travail utilisée est basée
sur l’utilisation des outils de télédétection et des SIG. A cet effet, des images satellitaires Landsat (2010,
2015 et 2025) de résolution 30 ont été utilisées pour pouvoir apprécier l’évolution de la mangrove sur
les périodes de l’étude. Les statistiques cartographiques montrent que la mangrove qui occupait 28,23
% de la superficie de la commune en 2010 est passée à 29,51 % de cette superficie en 2025. Sur la période
de l’étude, la mangrove a connu une évolution de 4,53 %. Les principales causes de progression pendant
ces 15 années sont les reboisements appuyés par les ONG et AMP. Il urge donc qu’un suivi soit assuré
de façon régulière aux écosystèmes de mangrove pour les préserver et pour assurer la contribution à
l’équilibre environnemental des zones humides dans la commune d’Enampore.
| 34 |
Auteur(s):
Djiwonou Koffi ADJALO, Koko Zébéto HOUEDAKOR, Kouami Dodji ADJAHO, Etse GATOGO, Kpotivi Kpatanyo WILSON-BAHUN, Komlan KPOTOR.
N° Page : 433-444
|
ECONOMIE DE LA MER ET EQUILIBRE DE LA ZONE COTIERE DU TOGO, IMPACTS DES OUVRAGES PORTUAIRES
Résumé de l’article
Regroupant les activités liées à la mer, l’économie maritime occupe une importante place dans les pays côtiers.
Au Togo, le port de Lomé, moteur de l’activité économique du pays, assure le transit de plus de 80% des
échanges commerciaux et représente l’espace de transit par excellence pour les pays de l’hinterland
notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Par ses ouvrages, il est également un élément accentuant la
perturbation de l’équilibre relative de l’espace côtier du Togo. Ce travail vise à relever les impacts des ouvrages
portuaires sur l’équilibre de la zone côtière du Togo, un espace aux enjeux économiques, sociaux et
environnementaux complexes et croisés. L’étude est fondée sur la mise en évidence de la cinématique du trait
de côte durant la période 1955-2019. Elle combine les campagnes de collecte de données de positionnement,
l’analyse des images satellitales et les entretiens pour une appréciation du recul du trait de côte. Il ressort que
la mise en place des ouvrages portuaires sur la côte togolaise pour accroitre le développement économique du
pays s’est révélée efficace. Toutefois elle a provoqué la rupture de l’équilibre relative du trait de côte avec
modification de la configuration du linéaire côtier en deux cellules (progradation et érosion).
| 35 |
Auteur(s):
Veh Romaric BLE, Tozan ZAH BI, Brou Emile KOFFI.
N° Page : 445-457
|
ALIMENTATION DE L’ENFANT DE 0 À 3 ANS DANS LE DISTRICT SANITAIRE DE BOUAKÉ ET DE COCODY-BINGERVILLE (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Dans les pays en développement, la dénutrition maternelle et infantile constitue un problème de santé
publique. En Côte d’Ivoire, les difficultés d’alimentation des nourrissons trouvent leurs fondements
dans les pratiques alimentaires inadéquates, et l’ingestion des aliments déficients en nutriments. La
prévalence de malnutrition infantile chronique s’insère parmi la plus basse avec 23% (MICS, 2016, p 24).
Mais, les districts sanitaires de Bouaké et de Cocody-Bingerville indiquent 14% et 8% d’enfants
malnutris. La présente étude veut montrer comment le statut nutritionnel impacte la santé des enfants
âgés de 0 à 36 mois dans les districts sanitaires de Bouaké et de Cocody-Bingerville. Elle repose sur une
méthodologie combinant des enquêtes de terrain menées auprès de 300 individus dans les ménages
possédant au moins un enfant âgé de 0 à 36 mois, des outils d’analyse statistique et des représentations
cartographiques. Les résultats ont révélé que 19,7% des enfants âgés de 0 à 3 ans sont malnutris.
L’échantillon est constitué largement de 63% des enfants âgés de 24 mois. Le secteur informel domine
l’activité économique avec 63,7%. En outre, la diversification alimentaire des enfants est influencée par
10,7% de l’allaitement artificielle. Enfin, au niveau économique la situation reste alarmante car 84,7%
des enfants de moins de trois ans reçoivent l’eau de robinet en dehors du lait maternel.
| 36 |
Auteur(s):
Raïssa Chimène JEKINNOU, Maman-Sani ISSA, Moussa WARI ABOUBAKAR.
N° Page : 458-469
|
IMPACT DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DE LA FORÊT DE WARI-MARO AU BENIN SUR LE BIEN-ÊTRE DES MÉNAGES
Résumé de l’article
Les forêts jouent un rôle crucial pour la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés.
Cette recherche évalue l’impact socio-économique des activités liées à la forêt de Wari-Maro sur le bienêtre
des
ménages
riverains
au
Bénin.
L’étude
a
combiné
collecte
documentaire
et
enquêtes
de
terrain
auprès
de
456
personnes
(450
ménages
et
6 personnes ressources), échantillonnées dans quatre arrondissements. Les données, recueillies via
Kobocollect, ont été analysées avec les logiciels SPSS, Stata et ArcView. Des modèles économétriques
(probit multinomial, régression linéaire) ont identifié les déterminants du bien-être et de la perception
forestière.
Les résultats révèlent que 72,38 % des ménages perçoivent la forêt comme très importante,
particulièrement l’ethnie Tchaourou (77,53 %) et les arrondissements de Bétérou (90,28 %) et Alafiarou
(68,66 %). Les facteurs économiques (diversification des revenus), démographiques (taille moyenne des
ménages : 6,67 personnes) et culturels influencent significativement cette perception. Les ménages
sensibilisés aux pratiques durables ont accru leurs revenus de 44,1 % et adopté des comportements plus
responsables. À l’inverse, les conflits d’usage et certaines activités (cueillette, charbonnage) réduisent la
probabilité d’adoption de pratiques durables.
L’innovation de cette étude réside dans la démonstration de l’effet modérateur des variables culturelles
et saisonnières. Elle plaide pour des politiques forestières intégrées, associant sensibilisation,
diversification économique et participation communautaire, afin de concilier conservation et bien-être
des ménages.
| 37 |
Auteur(s):
KOUASSI Kobenan Christian Venance.
N° Page : 470-484
|
LA VILLE DE BROBO FACE À L’EXPANSION URBAINE : ENJEUX ET PROBLÉMATIQUES DE L’ÉLECTRIFICATION (CENTRE CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Dans les pays en développement, la matrice de la croissance urbaine constitue un véritable défi pour les
gouvernants. L’urbanisation accélérée n’est toujours pas accompagnée de la mise en place des
infrastructures et équipements de base. Ce constat s’observe à Brobo comme dans la plupart des villes
ivoirienne. En effet, il s’observe une inadéquation entre l’extension spatiale de la ville et la réalisation
de nouvel accès à l’électricité pour satisfaire les besoins des populations. La présente étude a donc pour
objectif de comprendre l’inadéquation entre la croissance urbaine et l’accès à l’électricité dans la ville de
Brobo. L’aboutissement aux résultats de recherche a fait l’objet d’exploitation des données de sources
secondaires (recherches documentaires) et primaires (enquêtes de terrain). La méthode de quotas a été
adoptée pour cette étude et a permis d’échantillonner 318 habitants, répartis dans 5 quartiers de la ville
de Brobo. Cette étude montre que la ville de Brobo connait une croissance spatiale et démographique
fulgurante suivie d’un déficit accès à l’électricité.
| 38 |
Auteur(s):
El hadji Mamadou NDIAYE, Ameth NIANG, Mor FAYE.
N° Page : 485-496
|
LE POLE URBAIN DU LAC ROSE : OPPORTUNITES D’EXTENSION ET DE LOGEMENTS POUR DAKAR ET LIMITES ENVIRONNEMENTALES
Résumé de l’article
Cet article participe à la réflexion sur les enjeux des grands projets d’aménagement du territoire
réalisés par l’Etat du Sénégal pour le développement. Il tente d’apporter une contribution aux études
relatives aux mutations et apports des pôles urbains dans le processus de planification de l’extension
de la capitale Dakar. Il s’intéresse aussi aux problématiques socioéconomiques et impacts
environnementaux qu’il soulève dans une zone jadis périphérique voire rurale. La méthodologie
repose sur une démarche classique consistant à la vérification d’hypothèses et s’appuyant sur revue
documentaire, l’observation et une collecte différentielle des données de terrain à travers des enquêtes
et des entretiens semi-directifs.
Les résultats de cette recherche révèlent le caractère structurant du projet du pôle urbain du Lac Rose
qui permet une recomposition territoriale. Ensuite, ils révèlent que c’est une anticipation à
l’occupation anarchique de la zone avec une planification préalable et permet de répondre aux
problèmes d’accès aux logements à Dakar tout en réduisant les conflits fonciers. Cependant, le pôle
avec l’urbanisation va engendrer le recul de la biodiversité, le recul de la végétation et l’équilibre du
lac source de revenus de la population avec l’exploitation du sel.
| 39 |
Auteur(s):
BISSEGUE Jean Claude, YAMGOUOT NGOUNOUNO Fadimatou, TCHAMENI Rigobert, NGOUNOUNO Ismaïla.
N° Page : 497-510
|
GÉOMATIQUE ET GÉODONNÉES POUR LA CARTOGRAPHIE GÉOLOGIQUE EN ZONE FORESTIÈRE: CAS DE KAMBÉLÉ (EST CAMEROUN)
Résumé de l’article
L’objectif de cette étude est de concevoir une esquisse géologique du secteur de Kambélé et de ses
environs à l’aide de la classification supervisée orientée objet (CSOO) et de données d’observations de
terrain (pétrographie, coordonnées GPS des gites d’or). Kambélé est un vaste champ minier situé au
centre du district aurifère de Batouri à l’Est Cameroun, en zone forestière. À cause de la difficulté à
réaliser la cartographie géologique à partir des géodonnées en zone de recouvrement végétal ; ce
travail propose une méthode innovante basée sur les techniques de cartographie forestière et de
géobotanique fondée sur l’analyse du lien substratum rocheux-sol-végétation. L’approche
méthodologique de prétraitement et traitement des géodonnées pour la cartographie géologique a
consisté d’une part, (1) en l’analyse lithologique dont les principales étapes comprennent : la
composition colorée fausse couleur (CFC), la segmentation de l’image (SI) et la classification
supervisées objet orientée (CSOO) de l’image Landsat 8/9 OLI ayant permis d’aboutir à la
discrimination des contours géologiques. D’autre part, (2) l’analyse structurale adossée sur le filtrage
directionnel du MNT de la donnée SRTM suivant quatre azimuts 0°, 45°,90 et 135°pour l’extraction
des linéaments et structures majeures. Les données obtenues ont ensuite été croisées avec les points
d’observations de terrain dans un logiciel SIG du système ArcGIS de la société mère Esri. Le principal
résultat obtenu est la carte géologique et minière de Kambélé, qui contribuera à améliorer
l’information géologique et minière de ce secteur.
| 40 |
Auteur(s):
KRAMO Yao Valère, AMANI Kouakou Florent, ISSA Kouadio Bonaventure, ASSI-KAUDJHIS Narcisse.
N° Page : 511-523
|
DEFICIT D’ASSAINISSEMENT ET STRATEGIES DE RESILIENCE DANS LA VILLE DE BOUAKE
Résumé de l’article
L’urbanisation non maîtrisée entraîne une insuffisance en ouvrages d’assainissement. Les marqueurs
de vulnérabilité environnementale induits par l’insuffisance des équipements d’assainissement du
cadre de vie, conduisent les populations urbaines à élaborer des stratégies. Cette étude examine les
pratiques de résilience environnementale conçues par les populations de la ville de Bouaké. La
méthodologie adoptée repose sur une recherche documentaire, d’une observation directe, des entretiens
semi-directifs avec 6 agents de services techniques déconcentrés représentés par le chef du service
technique de la mairie, le directeur régional de l’Agence Nationale de la Statistique, le directeur régional
de la construction, du logement et de l’urbanisme, le directeur régional de l’Agence Nationale de
Gestion des Déchets, le directeur régional de l’hydraulique, de la salubrité et de l’assainissement. Un
questionnaire a été administré à 377 chefs de ménage répartis dans 6 quartiers choisis de manière
raisonnée. Les résultats indiquent que, l’écoulement des eaux usées, l’émission d’odeur nauséabonde et
la densité des mouches constituent les marqueurs d’insalubrité évoqués respectivement par 45%, 46%
et 9% des chefs de ménages interrogés. Le ramassage quotidien des déchets solides est exécuté par 22%
des personnes interrogées. La fréquence bi-journalière de ramassage des ordures est réalisée par 21%
des chefs de ménage contre 25% pour le ramassage d’une fois par semaine et 32% lorsque l’évacuation
desdits déchets est effectuée deux fois dans la semaine.
| 41 |
Auteur(s):
OUSSOU Anouman Yao Thibault.
N° Page : 524-534
|
LES ENJEUX DE L’ACCÈS AUX ESPACES SPORTIFS ET PRATIQUES SPORTIVES DANS LA VILLE DE BOUAKE
Résumé de l’article
Véritable moteur d’attraction urbaine, les pratiques sportives sont de plus en plus dans les mœurs des
populations jeunes. Le sport a une influence sociale, économique et culturelle sur les villes et est un outil
de socialisation. De plus en plus, les pratiques sportives intègrent les projets d’aménagement urbain.
Dans ce cadre, la Côte d’Ivoire depuis des années met en place des équipements sportifs de qualité afin
d’accueillir de grands évènements nationaux et internationaux. Cette réflexion a pour objectif d’analyser
les enjeux liés à l’accès et aux pratiques sportives sur la vie des populations de la ville de Bouaké. La
méthodologie utilisée pour l’atteinte de l’objectif est mixte et s’appuie sur une recherche documentaire
et des enquêtes de terrain auprès des responsables dans le domaine du sport et 200 jeunes sur les sites
culturels. Il ressort de cette analyse qu’il existe diverses typologies d’espaces pour la pratique du sport
dans la ville Bouaké. En outre, 90% de ces espaces sont sur utilisés par les populations jeunes. Par
ailleurs, la localisation de ces espaces est souvent un frein face à l’appropriation juvénile des quartiers
défavorisés. Aussi, ces pratiques sportives intégrées dans l’aménagement urbain permettent une
intégration sociale des individus. Enfin, l’insuffisance de ces équipements dans les zones périphériques
et pour certaines couches sociales entraine la mise en place de stratégies internes pour la pratique du
sport.
| 42 |
Auteur(s):
TOURÉ Adama.
N° Page : 535-546
|
LA PRODUCTIVITE DE LA CULTURE D’ANACARDIER DANS LA SOUSPREFECTURE DE TIORONIARADOUGOU AU NORD DE LA COTE D’IVOIRE
Résumé de l’article
Introduite en Côte d’Ivoire dans les années 1930, à la faveur des programmes de reboisement des zones
de savane, la culture de l’anacarde s’est progressivement développée dans le paysage agraire ivoirien.
La hausse de la production de l’anacarde dans le pays est due à un accroissement de la surface cultivée,
alors que les rendements demeurent faibles. Dans la sous-préfecture de Tioroniaradougou située dans
le bassin de production de l’anacarde, les rendements sont également faibles. Cette étude vise à analyser
la productivité de la culture dans la sous-préfecture de Tioroniaradougou. Elle a mobilisé des données
primaires à travers un questionnaire adressé à 120 producteurs d’anacarde répartis dans dix villages et
des données secondaires relatives aux différents critères retenus. Les résultats montrent que le territoire
de la sous-préfecture de Tioroniaradougou qui se décline en zones optimales, convenables et moyennes
pour la culture de l’anacarde, avec respectivement 36,50%, 46,80% et 16,70% des superficies, est
généralement favorable à la culture. Relativement à ces potentialités, le rendement moyen de 486,66
kg/ha au niveau de la sous-préfecture et les rendements moyens par village qui varient de 248 kg/ha
à 986 kg/ha sont faibles. Par ailleurs, l’étude a révélé une corrélation négative entre les superficies
moyennes cultivées et les rendements moyens par localité. L’obtention de bons rendements qui est en
partie liées à la qualité des entretiens culturaux et des travaux de récoltes est plus aisée lorsque les
superficies cultivées sont petites. Une amélioration des stratégies d’entretien des parcelles pourrait
augmenter les rendements.
| 43 |
Auteur(s):
SIYALI Wanlo Innocents.
N° Page : 547-557
|
USAGE ET GESTION DU PARC IMMOBILIER PUBLIC DANS L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE A KORHOGO EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé de l’article
La marche vers le développement socioéconomique recherché par toutes les nations passe par
l’éducation et la formation du capital humain, nécessitant l’implantation de divers équipements. Pour
cette finalité, l’Etat de Côte d’Ivoire s’est progressivement construit un patrimoine immobilier dont la
ville de Korhogo bénéficie. Mais, 65 ans après l’obtention de l’indépendance, ce patrimoine souffre
d’une exploitation imparfaite. L’étude analyse les anomalies de la gestion des propriétés immobilières
étatique dans le secteur Education-Formation, dans la ville de Korhogo. En marge de la recherche
documentaire, la méthodologie mise en œuvre, repose essentiellement sur l’observation et les
entretiens réalisés auprès d’une personne ressource de douze (12) structures impliquées dans la
gestion du patrimoine de l’Etat de manière générale, et la gestion de ce patrimoine dans le secteur de
l’éducation en particulier. Ces structures sont retenues par choix raisonné. Les résultats montrent que
le patrimoine immobilier de l’Etat dans le secteur Education-Formation dans la ville de Korhogo, est
constitué de locaux destinés à servir de cadre pour les enseignements, les activités physiques et extra
scolaires d’une part et les logements des agents administratifs et les internats d’autre part, et dont
l’inventaire n’ai pas exhaustivement connu par la SONAPIE. Il est à déplorer le lâche entretien des
locaux, et parfois même leur abandon. De plus, l’hébergement de plusieurs services publics dans des
locaux privés, alors que des bâtiments publics exploitables existent, occasionne des dépenses
moyennes évitables, estimées à 46 800 000 FCFA par an. Ce qui impose une amélioration de la
gouvernance.
| 44 |
Auteur(s):
YRO Koulai Hervé.
N° Page : 558-569
|
IMPACT DES ENTREPRISES DE FILIÈRES PORTUAIRES SUR LES POPULATIONS LOCALES : LE CAS DE COIC DANS LE DEPARTEMENT DE 558 KORHOGO
Résumé de l’article
Au lendemain des indépendances, l’État ivoirien a développé l’agriculture de spéculation
destinée au marché extérieur. Le coton est introduit dans le nord de la Côte d’Ivoire qui
présente les conditions climatiques favorables pour son développement. À la mise en place du
zonage le 28 décembre 2016, des entreprises comme le COIC ont pris la relève de la gestion
des filières coton dans leurs différentes zones d’influences. La COIC gère la filière coton de la
zone du Poro et du Hambol. Ces deux régions contribuent fortement à la production
cotonnière nationale. Elles assurent environ 20 % de la production nationale. Cette étude se
propose d’analyser l’impact du COIC sur le les populations du Département de Korhogo. La
méthodologie adoptée pour la collecte des données s’est construite autour d’une recherche
documentaire et d’une l’enquête de terrain. L’enquête par questionnaire a porté sur 319
paysans répartis dans 14 villages L’étude révèle que La COIC dans son fonctionnement à
favorisé la création d’environs 7 000 emplois directs et indirects aussi bien dans le domaine
agricole que dans le secteur industriel et du transport. Sa présence a un impact social dans le
département. Elle a augmenté le revenu (dont 32% supérieurs à 1 million par an) des acteurs
de la filières coton, élargit leur panier de bien et service (60 % ont accès aux soins) et contribué
à l’amélioration de leur cadre de vie (40% pour l’habitat moderne).
| 45 |
Auteur(s):
Kokouvi Azoko KOKOU, Edinam KOLA.
N° Page : 570-589
|
CARTOGRAPHIE DES FLUX MIGRATOIRES À PARTIR DE L’OUEST DE LA RÉGION DES PLATEAUX AU TOGO
Résumé de l’article
L’Ouest de la Région des Plateaux, jadis pôle caféier et cacaoyer du Togo, traverse depuis plus de quatre
décennies une profonde crise agricole. L’effondrement de la production et la baisse des revenus paysans
ont entraîné une paupérisation des ménages et une intensification de l’émigration, devenue une
stratégie d’adaptation face aux contraintes économiques. L’objectif général de cette étude est ainsi de
cartographier et d’analyser les flux migratoires hors Togo des populations de l’Ouest de la Région des
Plateaux. La méthodologie adoptée repose sur une enquête menée auprès de 681 ménages répartis dans
21 localités, sélectionnées selon un échantillonnage stratifié et systématique. Les données, collectées via
KoboCollect et traitées sous SPSS, ont été intégrées dans un Système d’Information Géographique (SIG)
pour la production de cartes et d’indicateurs statistiques. L’étude révèle 8 399 émigrés répartis dans les
sept préfectures de la région, avec une forte concentration des départs à Kloto, Agou et Wawa. L’Afrique
constitue la principale destination (60%), suivie de l’Europe (25%), de l’Amérique (9,7%) et de l’Asie
(5,3%). Les migrations féminines prédominent dans les flux intra-africains, tandis que les hommes
dominent les migrations extra-africaines. Une proportion notable de mineurs (77,44%) émigre vers le
Ghana, le Bénin et le Nigéria. Ces résultats mettent en évidence une migration généralisée mais
différenciée, révélant à la fois la résilience, la recomposition et la mondialisation progressive des
dynamiques sociales et économiques dans l’Ouest de la Région des Plateaux.
| 46 |
Auteur(s):
KONE Bassoma.
N° Page : 590-604
|
PRODUCTION DE LA BANANE PLANTAIN : QUELLE CONTRIBUTION A LA SECURITE ALIMENTAIRE DANS LE DEPARTEMENT DE BOUAFLE (CÔTE 590 D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La banane plantain constitue l’une des principales cultures vivrières produites dans la zone forestière
de la Côte d’Ivoire. Elle occupe une place prépondérante dans le régime alimentaire, tant en milieu
rural qu’urbain. Le département de Bouaflé, situé dans le district du Haut -Sassandra-Marahoué,
n’échappe pas à cette réalité. Dans un tel contexte, quelle est la contribution de la banane plantain à la
sécurité alimentaire des ménages de ce département ? Cet article vise à analyser cette contribution
dans le département de Bouaflé. L’étude a été menée sur la période 2019-2022 à partir de trois
techniques de recherche : la recherche documentaire, l’observation de terrain et l’administration d’un
questionnaire. Un échantillon raisonné de 450 acteurs a été interrogé. Les données recueillies révèlent
que la production de banane plantain est destinée, d’une part, à la satisfaction des besoins
alimentaires des ménages à travers ses différents usages : le foutou (58 %), la banane grillée (27 %), la
banane bouillie ou braisée (15 %). D’autre part, elle est également commercialisée par les chefs
d’exploitation, ce qui permet de financer l’achat d’autres denrées alimentaires (49 %), ainsi que de
condiments et de protéines (39 %), contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité des repas familiaux.