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Auteur(s):
GANDJI Gbènankpon Constantin, OGOUWALE Romaric, YABI Ibouraïma.
N° Page :
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IMPACTS DES PRATIQUES AGROPASTORALES SUR LA QUALITÉ DES RESSOURCES EN EAU DE LA COMMUNE DE OUINHI
Résumé de l’article
Dans le but de mieux contribuer au suivi qualitatif des ressources en eau superficielles dans les
arrondissements de la Commune de Ouinhi (Ouinhi Centre (11 sources), Dasso (08 sources), Sagon (09
sources), Tohouè (07 sources)), il a été organisé une évaluation qualitative des eaux, afin d’évaluer
l’impact des pratiques agropastorales sur la consommation humaine. Ces 35 points d’eau ont été
sélectionnés, compte tenu de leur forte fréquentation, par le cheptel environnant en pâture, et au regard
des usages domestiques récurrents effectués par les communautés riveraines. Pour y parvenir, une
campagne d’échantillonnage a été menée de novembre à décembre 2023, afin d’y déceler la présence
des germes (coliformes fécaux, streptocoques), et pour quantifier certains éléments chimiques (KMnO4 ;
AS ; CN- ; NO3- ; Ca2+ ; Mg2+). Les résultats obtenus au laboratoire ont été comparés aux normes OMS
2017 relatives à la potabilité de l’eau. Cela a permis d’identifier 07 sources inaptes à la consommation
humaine dans les arrondissements de Dasso, Sagon et Tohouè, compte tenu du taux de contamination
bactériologique important, et d’une présence élevée en nitrate (entre 12 et 36 mg/l) et Cyanure (entre
0,7 et 1mg/l). Ces résultats ont révélé un apport en contaminants provenant du lessivage des sols
agricoles et d’autres activités anthropiques. Ainsi, il serait judicieux de penser à la création de mares, et
points d’eau artificiels le long des couloirs de transhumance pour limiter la contamination de ses eaux,
et par ricochet, l’impact des pratiques agropastorales sur la consommation humaine.
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Auteur(s):
NGOUALA MABONZO Médard .
N° Page : 1-13
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ANALYSE STATISTIQUE DES PARAMETRES MORPHOMETRIQUES DU BASSIN ET SOUS- BASSINS VERSANTS DE LA LOEME AU SUD-OUEST DE LA REPUBLIQUE DU CONGO
Résumé de l’article
Le bassin versant de la Loémé est un hydrosystème du domaine tropical humide dans sa partie sud de la République
du Congo dont les altitudes varient de 43 m (au niveau de l’exutoire dans le même rayon de la confluence avec
l’océan atlantique) à 830 m au niveau du mont Mvoungouti. Cet article a pour objectif l’analyse de la corrélation
entre des paramètres morphométriques du bassin versant de la Loémé. La méthodologie a consisté à un traitement
des paramètres morphométriques pour les différents sous-bassins de la Loémé par une analyse en composantes
principales, afin de déterminer les affinités entre ces sous bassins et déduire les paramètres les plus caractéristiques.
Cette analyse a permis de mettre en évidence l’interrelation entre les différents paramètres physiographiques et
l’individualisation de trois groupes de sous-bassins. Les résultats de l’ACP désignent la superficie, le périmètre, le
coefficient de compacité de Gravelius, la longueur équivalente et la largeur équivalente comme paramètres
principaux de cette subdivision. L’analyse en Classification Hiérarchique Ascendante (CHA) a permis d’identifier
quatre classes des paramètres morphométriques dans l’ensemble du bassin versant de la Loémé.
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Auteur(s):
NGOUALA MABONZO Médard .
N° Page : 1-13
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ANALYSE STATISTIQUE DES PARAMETRES MORPHOMETRIQUES DU BASSIN ET SOUS- BASSINS VERSANTS DE LA LOEME AU SUD-OUEST DE LA REPUBLIQUE DU CONGO
Résumé de l’article
Le bassin versant de la Loémé est un hydrosystème du domaine tropical humide dans sa partie sud de la République
du Congo dont les altitudes varient de 43 m (au niveau de l’exutoire dans le même rayon de la confluence avec
l’océan atlantique) à 830 m au niveau du mont Mvoungouti. Cet article a pour objectif l’analyse de la corrélation
entre des paramètres morphométriques du bassin versant de la Loémé. La méthodologie a consisté à un traitement
des paramètres morphométriques pour les différents sous-bassins de la Loémé par une analyse en composantes
principales, afin de déterminer les affinités entre ces sous bassins et déduire les paramètres les plus caractéristiques.
Cette analyse a permis de mettre en évidence l’interrelation entre les différents paramètres physiographiques et
l’individualisation de trois groupes de sous-bassins. Les résultats de l’ACP désignent la superficie, le périmètre, le
coefficient de compacité de Gravelius, la longueur équivalente et la largeur équivalente comme paramètres
principaux de cette subdivision. L’analyse en Classification Hiérarchique Ascendante (CHA) a permis d’identifier
quatre classes des paramètres morphométriques dans l’ensemble du bassin versant de la Loémé.
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Auteur(s):
NGOUALA MABONZO Médard.
N° Page : 14-26
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ANALYSE STATISTIQUE DES PARAMETRES MORPHOMETRIQUES DU BASSIN ET SOUS- BASSINS VERSANTS DE LA LOEME AU SUD-OUEST DE LA REPUBLIQUE DU CONGO
Résumé de l’article
Le bassin versant de la Loéméest un hydrosystème du domaine tropical humide dans sa partie sud de la République
du Congo dont les altitudes varient de 43 m (au niveau de l’exutoire dans le même rayon de la confluence avec
l’océan atlantique) à 830 m au niveau du mont Mvoungouti. Cet article a pour objectif l’analyse de la corrélation
entre des paramètres morphométriques du bassin versant de la Loémé. La méthodologie a consisté à un traitement
des paramètres morphométriques pour les différents sous-bassins de la Loémé par une analyse en composantes
principales, afin de déterminer les affinités entre ces sous bassins et déduire les paramètres les plus caractéristiques.
Cette analyse a permis de mettre en évidence l’interrelation entre les différents paramètres physiographiques et
l’individualisation de trois groupes de sous-bassins. Les résultats de l’ACP désignent la superficie, le périmètre, le
coefficient de compacité de Gravelius, la longueur équivalente et la largeur équivalente comme paramètres
principaux de cette subdivision. L’analyse en Classification Hiérarchique Ascendante (CHA) a permis d’identifier
quatre classes des paramètres morphométriques dans l’ensemble du bassin versant de la Loémé.
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Auteur(s):
SOVI Emmanuel.
N° Page : 14-27
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DYNAMIQUE DÉMOGRAPHIQUE ET BESOINS EN EAU POTABLE DANS LA COMMUNE D’ALLADA
Résumé de l’article
L’augmentation continue de la population accentue les besoins en volumes d’eau, au-delà des
capacités actuelles de production et de distribution. Cette étude vise à analyser l’influence de la
dynamique démographique sur les besoins en eau potable dans la commune d’Allada à
l’horizon 2035.
L’approche méthodologique repose sur l’exploitation des données démographiques issues des
Recensements Généraux de la Population et de l’Habitation, complétées par des estimations
démographiques récentes. Les besoins en eau potable ont été évalués à partir des projections de
population et des normes de consommation journalière recommandées, exprimées en litres par
habitant et par jour. Les volumes annuels nécessaires ont été estimés en mètres cubes par an,
tandis que le traitement statistique des données a été réalisé à l’aide du logiciel Excel, dans une
logique de Gestion Intégrée des Ressources en Eau.
Les résultats montrent que la population de la commune est passée d’environ 79 000 habitants
en 1979 à 211 500 habitants en 2025, avec un taux d’accroissement annuel moyen estimé à 2,1
%, et pourrait dépasser 260 000 habitants à l’horizon 2035. Cette évolution se traduit par une
augmentation significative des besoins en eau potable, passant de plusieurs millions de mètres
cubes par an à des volumes projetés nettement supérieurs à l’horizon 2035. L’analyse met en
évidence la nécessité d’une anticipation des volumes à mobiliser afin de garantir un
approvisionnement durable en eau potable.
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Auteur(s):
COLY Roger, NDOUR Salemond, SENE Abdourahmane Mbade.
N° Page : 40-55
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INCIDENCES DE LA DISPARITE DE L’OFFRE DE TRANSPORT SUR LA MOBILITE ENTRE LES COMMUNES DE THIONCK-ESSYL ET DE SANTHIABA MANJAQUE (REGION DE ZIGUINCHOR, SUD-OUEST DU SENEGAL)
Résumé de l’article
La question des disparités en matière d’offre de transport contribue considérablement aux inégalités de
mobilité entre les régions d’un même pays, voire les zones d’un même espace régional. Dans la région
de Ziguinchor (sud-ouest du Sénégal), cette question se pose particulièrement entre les communes de
Santhiaba Manjaque et de Thionck-Essyl, en faveur de la dernière. Partant de ce constat, l’objectif de ce
travail de recherche, à travers une approche comparative, est d’analyser les effets de la disparité de
l’offre de transport sur la mobilité entre les communes de Thionck-Essyl et de Santhiaba Manjaque. La
démarche méthodologique combine une revue de la littérature (thèses, mémoires, articles et rapports),
des enquêtes terrain (entretiens semi-directifs, observations directes sur le terrain et prise de photos) et
des données géospatiales (SIG et cartes). Les résultats montrent que les conditions de mobilité sont plus
favorables dans la commune de Thionck-Essyl, contrairement à la situation qui prévaut dans celle de
Santhiaba Manjaque. Ainsi, l’accès à la principale ville de la région, à savoir Ziguinchor, située à 82
kilomètres de la commune de Thionck-Essyl, nécessite 1 heure 30 minutes de trajet, selon 54,29 % de
nos interlocuteurs. Cette distance requiert exactement 2 heures de parcours, d’après 39 % des chefs de
ménage interrogés, et seulement 6,71 % affirment que le trajet demande un temps égal à plus de 2
heures. En revanche, même si la distance séparant la commune de Santhiaba Manjaque de Ziguinchor
est moins importante (61,60 kilomètres), comparée à celle de Thionck-Essyl, cependant, la durée du
trajet reste plus élevée. Cela dit, seulement 4,20 % des enquêtés déclarent que le temps de parcours est
égal à 1 heure 30 minutes. Le reste de nos interlocuteurs affirme que la durée des trajets varie entre 2
heures (42,45 %) et plus de 2 heures (53,35 %). Ce problème de disparité de l’offre de transport peut être
remédié grâce à d’importants travaux de renforcement et de maintenance des routes de la commune de
Santhiaba Manjaque.
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Auteur(s):
ASSANGBE Clarisse, YAO Kouassi Ernest.
N° Page : 56-70
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POLITIQUES URBAINES ET EQUIPEMENT DE LA VILLE DE VAVOUA AU CENTREOUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE
Résumé de l’article
La Côte d’Ivoire connaît une urbanisation spectaculaire. De 17,7% en 1960, le taux
d’urbanisation est passé à 43% en 1998, puis atteint 53,5% en 2021 (ANStat, 2021). Dans le souci
de relever les défis de développement auxquels sont confrontées les villes ivoiriennes, de
nombreuses politiques ont été mises en œuvre par l’Etat ivoirien dès 1’independance en 1960. A
partir de 1978, l’Etat ivoirien a initié la politique de décentralisation afin de lutter contre les
disparités régionales. Aussi, après la crise post-électorale de 2010-2011, des plans de
développement National (PND) et des programmes urbains sont établis pour le développement
des villes. Cependant, les villes secondaires du pays demeurent sous-équipées. L’étude vise une
meilleure connaissance de l’impact des politiques urbaines sur l’équipement de la ville de
Vavoua. La démarche méthodologique adoptée repose sur une synthèse de la littérature
consacrée aux politiques urbaines et la problématique du développement des villes secondaires,
complétée par des visites de terrain, des entretiens avec les autorités administratives de Vavoua.
Un questionnaire a été adressé à 381 chefs de ménages. L’étude révèle que malgré les politiques
mises en place pour développer les villes ivoiriennes, la ville de Vavoua est sous-équipée. La
mairie et le Conseil régional investissent insuffisamment dans l’amélioration des conditions et
du cadre vie des populations. Entre autres défis, il y a l’accès à l’eau potable, la dégradation
avancée des voiries et l’insuffisante électrification de la ville.
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Auteur(s):
AFFORO Guy Matthieu Ettien , N’GUETTA Yah Edwige Bénédicte épouse GBOKO, SYLLA Makémissa, KOFFI Brou Émile .
N° Page : 71-83
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VOLS DE MOTO DANS LA VILLE DE TOUMODI : ENJEUX, DÉFIS ET PERSPECTIVES
Résumé de l’article
Avec la croissance démographique, l’urbanisation rapide, la crise d’emploi et le développement du
transport de moto, cet engin est devenu à la fois un moyen de déplacement indispensable et un outil
de travail pour de nombreuses personnes. Toutefois, cette expansion s’accompagne également d’une
augmentation des actes de délinquance visant ces engins. Dans la ville de Toumodi, l’essor du
transport à moto comme réponse de mobilité et d’insertion économique s’accompagne d’une
recrudescence marquée des vols d’engins. Cet article examine les enjeux, défis et perspectives liés au
phénomène des vols de motos dans la ville de Toumodi. Elle s’appuie sur des données de source
secondaire et primaire. À travers la méthode de choix raisonné, 297 ménages ont été enquêtés. Les
résultats obtenus montrent que la défaillance des dispositifs de sécurité, le chômage et la forte
demande de motos volées sur le marché non conventionnel à bas prix sont identifiés comme des
facteurs explicatifs de la recrudescence du phénomène dans la ville de Toumodi. Il ressort également
qu’en moyenne 250 motos sont volées par année entre 2019-2025, selon les statistiques issues des
registres des structures sécuritaires. La lutte contre les vols de motos nécessite une approche globale
impliquant les autorités, les forces de sécurité et les populations.
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Auteur(s):
AHODJIDE Soulémane, KOMBIENI M. Frédéric, VODOUNOU K. Jean-Bosco.
N° Page : 84-100
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RYTHME CLIMATIQUE ET EVOLUTION DES MALADIES LIEES A L’EAU A PARAKOU
Résumé de l’article
Le changement climatique entraîne une variation durable des températures et des conditions
météorologiques à l’échelle mondiale. Un accès limité à l’eau potable et aux infrastructures
d’assainissement et d’hygiène, exacerbé par les évènements climatiques extrêmes, constitue un
facteur majeur de transmission de nombreuses maladies. Cette étude vise à analyser la relation
entre les variations saisonnières de la pluviométrie et de la température, et l’évolution des
maladies liées à l’eau (paludisme, diarrhée, fièvre typhoïde et affections dermatologiques) à
Parakou. Les données climatologiques et épidémiologiques collectées, traitées et analysées à l’aide
du logiciel Excel et du test de corrélation de Pearson, ont permis de mettre en évidence des liens
entre le nombre de cas des différentes affections étudiées et les paramètres climatiques. Les
résultats montrent que le paludisme est la principale affection du secteur d’étude (87,02 % des cas
de maladies hydriques). Sa transmission est très nettement saisonnière et fortement corrélée aux
précipitations (r = 0,753). Les maladies diarrhéiques présentent un double profil : un pic en saison
sèche chaude (janvier), et un pic en saison pluvieuse (juillet-août). La fièvre typhoïde, quant à elle,
ne montre aucune corrélation linéaire évidente avec les variables climatiques. Les affections
dermatologiques suivent une logique inverse de celle du paludisme : elles sont maximales en
saison sèche et chaude, signalant une forte corrélation avec la température (r = 0,637), mais
diminuent avec l’arrivée des pluies. Ces résultats démontrent que le climat agit comme un
puissant déterminant de la saisonnalité des maladies, mais que cet effet est médié par des
mécanismes épidémiologiques spécifiques. Les stratégies de lutte contre ces maladies doivent
donc être saisonnièrement intelligentes, au regard des spécificités que présente chaque
pathologie.
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Auteur(s):
OUOBA Pounyala Awa .
N° Page : 101-113
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EXPLOITATION DU BOIS-ÉNERGIE ET VULNÉRABILITÉ DES ÉCOSYSTÈMES DE SAVANE DANS LA COMMUNE DE OUAHIGOUYA AU NORD DU BURKINA FASO
Résumé de l’article
Au Burkina Faso, l’exploitation des ressources naturelles constitue un danger pour la viabilité des
écosystèmes forestiers, en particulier dans les zones sahéliennes déjà fragilisées par les aléas climatiques.
La présente étude analyse la manière dont l’exploitation du bois-énergie contribue à accroître la
vulnérabilité des écosystèmes de savane dans les bassins d’approvisionnement de la ville de Ouahigouya.
L’approche méthodologique est basée sur une combinaison des enquêtes socio-économiques auprès de 170
personnes ressources, des observations de terrain et une analyse des impacts à l’aide de la matrice de
Leopold et de celle de Fecteau. Les résultats montrent que le prélèvement du bois se fait principalement
dans les anciennes jachères (33%) et les nouvelles défriches (29%). Selon 56,66% de la population enquêtée,
les pratiques agricoles motivées par l’exploitation du bois-énergie constituent le principal facteur direct de
dégradation des écosystèmes de savanes. La matrice de Fecteau montre que cette activité accentue la
sensibilité des sols, réduit la capacité de régénération de la végétation et fragilise les services
écosystémiques. L’exploitation du bois-énergie agit ainsi comme un facteur amplificateur de vulnérabilité
dans un contexte de forte pression anthropique et climatique.
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Auteur(s):
IBRAHIM MOUSSA Saidou, MAHAMADOU MOUDI Rachid, SOULEY Kabirou.
N° Page : 114-123
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IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR LA BIOMASSE DANS LA RESERVE DE BIOSPHERE DE GADABEDJI AU CENTRE SUD DU NIGER
Résumé de l’article
Ce travail analyse les variations climatiques et ses impacts sur la biomasse au sein de la
Réserve de Biosphère de Gadabédji (RBG), dans la région de Maradi au sud du Niger. Cette
aire protégée de 780 km² du biome nord sahélien est potentiellement riche en diversité
biologique. La réserve de Gadabedji à l’instar de celle de Kouré à l’ouest, abrite des girafes,
espèce emblématique des réserves ouest africaines dont la valeur touristique est immense.
Pour réaliser cette étude, il a été procédé à une analyse spatio-temporelle des paramètres
climatiques (précipitations, humidité relative et températures de 1981 à 2019) concernant la
station de Maradi ; ensuite s’en est suivie la cartographie de l’état de biomasse sur trois dates
(1998, 2010 et 2019). La biomasse est repartie en trois classes : Biomasse de Densité Elevée
(BDE) ; Biomasse de Densité Moyenne (BDM) ; Biomasse de Faible Densité BFD. L’approche
méthodologique choisie pour analyser les données climatiques et cartographiques est dite
diachronique. Le logiciel ArcGis a servi de cadre pour l’élaboration des cartes d’occupation de
sol et le tableur Excel pour l’analyse statistiques et l’élaboration des graphiques. Les résultats
de l’étude ressortent une tendance à la hausse des précipitations, de l’humidité relative, ainsi
que des températures. Ces tendances ont impacté la dynamique de la biomasse. En effet, on
constate que la BDE et BDM ont gardé un taux constant (34 %) entre 1999 et 2019, mais une
hausse entre 1999 et 2010 qui seraient due à la hausse de pluies. De même le taux de la BFD
est resté constant entre (35 %) entre 1999 et 2019, mais ayant baissé entre 1999 et 2010 par la
croissance pluviométrique. La baisse des pluies entre 2010 et 2019 ont baissé les taux de BDE
et BMD, conjuguée à hausse des températures et l’action anthropozoogène. Pour sauvegarder
la richesse floristique de la RBG, il faut limiter la propagation de la BFD à travers le
reboisement et lutter contre les exploitations irrationnelles des ressources.
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Auteur(s):
SILUE Wongnigue, ASSEMIAN Assiè Emile, KOFFI Kan Alexis.
N° Page : 125-138
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VARIABILITÉ PLUVIOMÉTRIQUE ET PRODUCTION DE LA MANGUE DANS LE DÉPARTEMENT DE FERKESSÉDOUGOU (NORD DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
L’étude porte sur la variabilité pluviométrique et la production de la mangue dans le Département de
Ferkessédougou. Le Département se caractérise par un climat tropical chaud avec une saison pluvieuse
unique et est soumis à une forte variabilité climatique. Cette variabilité climatique se traduit par des
sécheresses et des températures élevées qui affectent directement les productions agricoles. La mangue fait
partie des cultures fruitières les plus cultivés dans cette zone et dépend étroitement des facteurs climatiques
pour sa croissance. À travers une analyse combinée des données climatiques locales et des enquêtes de
terrain auprès de 110 producteurs, cette étude examine comment les conditions climatiques impactent la
régularité et la qualité de la production de mangues. Les résultats montrent que les pluies tardives liées aux
sécheresses précoces et la variation des températures influencent significativement la floraison et la
nouaison de la mangue. Ce qui entraine ainsi une baisse de la productivité des vergers de mangues. L’étude
met également en lumière la vulnérabilité des producteurs face aux défis climatiques. Bien que certains
producteurs aient développé des stratégies d’adaptation par l’utilisation des techniques agricoles
traditionnelles, l’accès limité aux informations agro-climatiques et aux infrastructures modernes demeure
un obstacle majeur à la résilience de la filière mangue. Enfin, cette recherche met l’accent sur l’importance
d’une approche intégrée pour mieux anticiper les effets du changement climatique sur l’agriculture et de
renforcer les politiques de soutien à l’adaptation. Elle vise à comprendre l’impact des variations climatiques
sur la production de la mangue dans le Département de Ferkessédougou.
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Auteur(s):
ZONGO Abdoul Rasmané, YARGA Hahadoubouga Paul, KOLLOGO Philippe, OUÉDRAOGO Lucien,, YAMÉOGO Lassane.
N° Page : 139-154
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DYNAMIQUE DES PARCOURS DE LA ZONE PASTORALE DE NIASSA AU BURKINA FASO
Résumé de l’article
L’évolution des espaces pastoraux en Afrique influence fortement la pratique de l’élevage. Cette étude
a pour principal objectif d’analyser la dynamique spatio-temporelle des ressources pastorales afin de
contribuer à une gestion durable de la zone pastorale de Niassa. Pour ce faire, les techniques d’Ecologie
du paysage, couplées à la télédétection et au Système d’Information Géographique (SIG), ont été
utilisées. Une enquête terrain a été réalisée à l’aide d’un questionnaire administré à 256 chefs de
ménages agropasteurs lors d’entretiens individuels. Les données collectées ont été saisies dans le tableur
Excel puis analysées à l’aide du logiciel SPSS 25. Les résultats révèlent d’importantes modifications des
unités de végétation de 2004 à 2024. D’une manière générale, on observe une extension des cultures au
détriment des autres unités de végétation. Cela se traduit par la réduction des parcours et une tendance
généralisée à la dégradation des ressources végétales dans la zone pastorale de Niassa. Cette situation
est également perçue par les agropasteurs qui affirment une évolution négative des espèces ligneuses
et herbacées dans ce site. En effet, selon 79% et 84% des enquêtés, les espèces ligneuses et herbacées ont
connu une régression respectivement. Toutefois, les agropasteurs ont mis en œuvre des stratégies de
résilience communautaire allant de la restauration du couvert végétal à la gestion des ressources
fourragères. Une évaluation adéquate des impacts négatives sur les ressources pastorales permettra de
mettre en place des politiques et des pratiques sectorielles efficaces une viabilité des ressources
pastorales.
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Auteur(s):
PANOUMASSI MINNAHI CAROL WESLEY, ODJOUBERE JULES.
N° Page : 154-168
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DISTRIBUTION ECOLOGIQUE DE VITEX DONIANA (SWEET) ET PRESSIONS ANTHROPIQUES DANS LA BASSE VALLEE DE L’OUEME AU SUD EST DU BENIN
Résumé de l’article
Cette étude menée dans la basse vallée de l’Ouémé (sud-est du Bénin) est soumise à une forte variabilité
hydrologique et à une pression anthropique croissante. L’objectif de l’étude vise à combler le manque
de connaissances sur la distribution, la structure et la régénération de Vitex doniana, en analysant sa
distribution écologique et les facteurs environnementaux et humains qui la déterminent.
La méthodologie repose sur un inventaire forestier systématique de 126 placettes (50 × 50 m) couvrant
divers types de formations végétales et gradients d’anthropisation. Les données collectées concernent
la densité, le diamètre, la hauteur et la régénération, analysées à l’aide d’outils statistiques et d’une
Analyse en Composantes Principales (ACP).
Les résultats indiquent une densité moyenne pondérée de 24,86 ind./ha, avec des valeurs élevées en
forêts denses (55,83 ind./ha) et faibles en zones urbanisées (3,73 ind./ha). À l’échelle communale,
Aguégués présente la densité la plus élevée (33,41 ind./ha), suivie de Dangbo (28,13 ind./ha) et
Adjohoun (25,85 ind./ha), tandis que Bonou enregistre la plus faible (19,15 ind./ha). À l’échelle des
arrondissements, des pics sont observés à Avagbodji (41,1 ind./ha) et Akpadanou (34,4 ind./ha), alors
que certaines localités descendent autour de 20 ind./ha. La population de Vitex doniana est dominée par
les jeunes plants (62,33 %), avec un taux de régénération de 43,42 %, mais seulement 6 % d’individus de
grand diamètre. L’ACP montre que la pression anthropique (84,6 %) et l’hydromorphie (15,4 %) sont
les principaux facteurs influençant la distribution et la régénération de l’espèce.
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Auteur(s):
Kossi KOMI.
N° Page : 169-179
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TENDANCES DES TEMPERATURES ET DES PLUIES EXTREMES EN AFRIQUE DE L’OUEST : CAS DE LA STATION SYNOPTIQUE DE LOME, GRAND LOME, TOGO
Résumé de l’article
Le changement climatique est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontées les zones urbaines du monde
entier. Au cours des dernières décennies, les villes africaines ont été de plus en plus exposées aux phénomènes
climatiques extrêmes. L’objectif principal de cette étude est d’analyser les tendances des températures et des
pluies extrêmes observées à la station synoptique de Lomé (Togo) au cours de la période 1961-2021. Pour ce
faire, des données journalières de précipitations et de températures ont été collectées auprès de l’Agence
nationale de la météorologie du Togo. Ces données ont été utilisées pour calculer six (06) indices de pluies
extrêmes et six (06) indices de températures extrêmes proposés par l’Équipe d’experts pour la détection, la
surveillance et les indices des changements climatiques (ETCCDI). De plus, les tests de pente de Mann-Kendall
et de Sen ont été utilisés pour estimer les tendances des indices des extrêmes climatiques. Les résultats montrent
une tendance positive statistiquement significative pour tous les indices de température, à l’exception de ceux
liés aux jours et aux nuits frais. Sur les six (06) indices de pluies extrêmes, quatre (04) sont caractérisés par une
tendance à la baisse. Les résultats de cette étude peuvent fournir des informations supplémentaires pour
améliorer les stratégies d’adaptation au changement climatique dans le district autonome du Grand Lomé.
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Auteur(s):
HASSANE SALEY Alimatou, DAMBO Lawali, ANDRES Ludovic.
N° Page : 180-192
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SYSTEME DE REGULATION DU FONCIER DANS LA COMMUNE URBAINE DE BIRNI N’GAOURE (REGION DE DOSSO)
Résumé de l’article
Au sahel, le système de régulation (pluralisme juridique ou dualité institutionnelle) du foncier se
caractérise d’un côté par des mécanismes se basant sur la tradition qui est reconnue par les populations
locales et de l’autre côté des droits légaux qui sont aussi reconnus par les autorités administratives.
Pour aborder cette problématique, des données qualitatives et quantitatives ont été récoltées à travers
des observations directes sur le terrain, des entretiens (individuels et de groupe) et une enquête par
questionnaire auprès des populations de Birni N’Gaouré. Les données quantitatives ont été traitées et
analysées via des logiciels (Sphinx plus et Excel pour le dépouillement des questionnaires, Arc Gis pour
les données cartographique) tandis que les données qualitatives ont subi une analyse de contenu.
Il est ressorti de l’analyse de données, qu’à l’instar des autres parties du pays, les autorités coutumières
de Birni NGaouré n’ont plus la même influence qu’elles avaient sur la gestion de la terre. Depuis la
colonisation, l’État a réduit les pouvoirs de ces autorités. Aujourd’hui elles doivent composer avec les
instances modernes rendant ainsi complexe la gestion des ressources naturelles. Il y’a un véritable défi
à relever face à une population analphabète mais aussi au manque d’informations et au pluralisme
juridique.
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Auteur(s):
Antoinette AKPLOGAN, Modibo Zoumana COULIBALY, Bagara Z. COULYBALY.
N° Page : 193-206
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CONTRIBUTION DES FEMMES ET DES JEUNES DANS LA REALISATION DES AMENAGEMENTS HYDROAGRICOLES ET LEUR ACCES A LA TERRE : CAS DE LA COMMUNE RURALE DE KAMBILA, CERCLE DE KATI, AU MALI
Résumé de l’article
En milieu agricole, la disponibilité ainsi que la qualité de l’eau constituent des facteurs déterminants
pour la productivité et, par conséquent, pour la sécurité alimentaire des communautés rurales. L’État et
ses partenaires techniques et financiers ont fait de l’irrigation de proximité un levier stratégique visant
l’amélioration durable de la production agricole. L’irrigation de proximité de projet IPRO-IRRIGAR
désigne tout aménagement hydraulique réalisé avec l’implication active des populations locales, dans
une logique de participation, de responsabilisation et de gestion communautaire. Malgré leur
contribution importante aux travaux agricoles et aux activités liées aux aménagements hydro-agricoles,
les femmes et les jeunes restent toujours généralement marginalisés dans les processus de décision et
dans l’accès aux parcelles aménagées.
L’objectif principal de cette étude est d’analyser la contribution des femmes et des jeunes dans la
réalisation des aménagements hydroagricoles et leur accès à la terre dans la commune de Kambila.
L’approche méthodologique s’est appuyée sur la recherche documentaire et la réalisation d’une enquête
quantité et qualitative. La taille de l’échantillon quantitative s’élève à 150 informateurs, et cinq (5)
personnes ressources, composées des représentants des groupements des femmes, et des jeunes.
Les résultats ont montré que, les jeunes participent à 90% dans l’identification des sites des
Aménagements Hydro Agricoles. Les jeunes de la commune rurale de Kambila participent aux travaux
de la réalisation des aménagements hydro agricoles. Les chefs des unités de production agricole sont
prioritaires aux accès des parcelles des terres dans les aménagements hydro agricoles de la commune.
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Auteur(s):
One Enoc GUEDE.
N° Page : 222-235
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LES DÉTERMINANTS DE LA DÉPERDITION SCOLAIRE DANS LA SOUSPRÉFECTURES DE DABOU
Résumé de l’article
L’éducation obligatoire est un levier essentiel du développement et de la mobilité sociale en Côte
d’Ivoire. Malgré les politiques de scolarisation, le système éducatif à Dabou subit une forte déperdition
scolaire, avec plus de 12 000 abandons enregistrés au secondaire pour la seule année 2024. Le problème
réside dans la persistance de facteurs multifactoriels d’ordre économique, structurel et socioculturel qui
entravent le maintien des élèves à l’école. Cette étude analyse les interactions entre les conditions de vie
des ménages, l’offre éducative institutionnelle et le processus de décrochage scolaire dans cette zone
Elle s’appuie sur une approche pluridimensionnelle combinant une analyse documentaire, des enquêtes
de terrain auprès d’un échantillon de 240 jeunes déscolarisés et 41 acteurs éducatifs répartis dans sept
localités. Les données ont été traitées à l’aide de KoboCollect, Excel et QGIS. Les données montrent que
la situation financière des parents est la cause majeure d’abandon car la « gratuité scolaire » étant
compromise par des coûts cachés, Au niveau des contraintes géographiques, l’éloignement des
établissements est critique avec environ 40 % des élèves vivent à plus de 7 km de leur école, entraînant
une fatigue physique qui nuit à l’apprentissage. Concernât les facteurs pédagogiques, le système souffre
de classes surchargées (jusqu’à 84 élèves) et d’un manque d’infrastructures, limitant l’encadrement
individualisé. Dimensions psychologiques : Le manque de motivation (52 % des cas) et la nécessité de
travailler pour soutenir la famille (43 %) sont les principaux moteurs interpersonnels du décrochage.
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Auteur(s):
KOFFI Yao Julien.
N° Page : 237-250
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OBSTACLES À LA CULTURE NUMÉRIQUE DANS LES ÉTABLISSEMENTS SECONDAIRES DE LA VILLE DE YAMOUSSOUKRO (CENTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Cette étude ambitionne de rechercher les obstacles liés à l’émergence d’une culture numérique
dans les établissements secondaires de la ville de Yamoussoukro. Elle part d’une synthèse de la
littérature scientifique axée sur l’articulation entre numérique et enseignement. Ensuite, elle a
pour substrat heuristique une méthode mixte qui a combiné deux techniques, notamment
quantitatives et qualitatives. Les résultats indiquent trois obstacles majeurs à l’acquisition d’une
culture numérique en éducation dans la ville de Yamoussoukro. Sur le plan des équipements, les
ratios élèves-ordinateurs entre les établissements publics et privés sont fortement contrastés. De
même, la connexion Internet à usage pédagogique est rare et inaccessible dans la majorité des
institutions scolaires. Par ailleurs, une proportion importante d’enseignants (85 %) n’est pas
formée à l’usage pédagogique des outils numériques.
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Auteur(s):
Abdoul Karim BAZIE.
N° Page : 251-259
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LE ROBINET, UN COMMUN À GÉRER DANS LES CÉLIBATORIUM DE LA VILLE DE KOUDOUGOU (BURKINA FASO)
Résumé de l’article
Dans la ville de Koudougou, l’utilisation d’un robinet unique par les locataires des cours communes
soulève des questions sur la gestion de ce commun. L’objectif de cet article est d’analyser les stratégies
mises en place par les locataires pour gérer collectivement l’accès à l’eau. Une approche mixte
mobilisant des données quantitative et qualitatives auprès des bailleurs, des responsables d’agences
immobilières, des locataires ainsi qu’un responsable de l’Office nationale d’eau et d’assainissement
(ONEA) est utilisé à cet effet. À travers un traitement approprié et une triangulation des différentes
données, il ressort des analyses que près de 76% des locataires vivant dans les célibatorium à Koudougou
utilisent un compteur d’eau unique. Pour le paiement de la facture, 86,7% des locataires repartissent le
montant entre les membres de la cour. Plusieurs stratégies sont utilisées pour communiquer les
informations sur la facture. La stratégie la plus utilisées est celle de l’inscription des informations sur la
porte principale de la cour. L’étude montre que la gestion du robinet commun dans la ville de
Koudougou repose essentiellement sur une organisation interne des locataires, fondée sur des
mécanismes collectifs et informels.
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Auteur(s):
ZONKOUAN- KOUAME Badjo Ruth Virginia .
N° Page : 260-270
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ANALYSE DE CORRELATION ENTRE L’ANTHROPISATION DES SOLS ET LA VARIABILITE CLIMATIQUE DANS LE DEPARTEMENT DE JACQUEVILLE
Résumé de l’article
La confluence entre anthropisation des sols et variabilité climatique constitue un enjeu majeur pour le
monde environnemental moderne. Ce lien façonne la réponse des écosystèmes aux forçages
atmosphériques récents. La question de recherche qui fonde cette étude est : quelle est la corrélation
existante entre le mode d’anthropisation des sols et la variabilité climatique dans le département de
Jacqueville ? Cet article amène donc à évaluer le lien entre la dynamique d’anthropisation des sols et
la variabilité climatique dans le département de Jacqueville. Des méthodes d’analyses statistiques
telles que l’indice des centrés réduits, le test statistique de Pettitt ont été utilisées pour le traitement
des données climatiques obtenues sur la période 1990-2024. Pour évaluer la corrélation entre les
fluctuations climatique et l’anthropisation des sols, la matrice de corrélation de Pearson été appliqué.
Les images satellitaires Landsat ont servi à une analyse d’occupation du sol à partir de traitement de
classification supervisée. Les résultats révèlent une importante transition de la zone végétative à une
zone fortement anthropisée entre 1990 à 2025. Une hausse thermique et pluviométrique constante avec
présence de rupture. Une très forte corrélation entre la réduction de la superficie végétative et
l’évolution des indicateurs climatique avec un coefficient estimé à 0,83.
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Auteur(s):
YAO Adou Yao Emmanuel, NASSA Dabié Désiré Axel.
N° Page : 271-286
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CROISSANCE DE L’ÉGLISE VASES D’HONNEUR À ABIDJAN : ENTRE TERRITOIRES, RÉSEAUX ET STRATÉGIES D’EXPANSION
Résumé de l’article
Cet article s’inscrit dans un contexte marqué par la transformation du paysage chrétien dans la métropole
abidjanaise. Les communautés évangéliques et pentecôtistes y connaissent un regain de fidèles. Il se penche
plus spécifiquement sur l’essor de l’église Vases d’Honneur fondée par le pasteur Mohammed Sanogo. La
question centrale est celle de la compréhension des mécanismes qui sous-tendent cette croissance fulgurante
dans un espace religieux concurrentiel. Cette étude vise à analyser les dynamiques d’expansion de cette
communauté religieuse en lien avec ses territoires d’implantation, les réseaux de son fondateur et les
stratégies déployées pour soutenir cette croissance Pour se faire, la méthodologie adoptée a combiné une
recherche documentaire et des enquêtes de terrain menées entre Juin 2024 et Août 2025 dans les dix
commune d’Abidjan auprès des pasteurs, des fidèles et des riverains. Les principaux résultats ont montré
que ces communautés présentent une implantation multi scalaire, qui part de la ville d’Abidjan aux villes
de l’intérieur du pays, puis à l’échelle internationale. Ils mettent en outre en évidence l’importance des
réseaux pastoraux notamment à l’échelle africaine, européenne et américaine avec également un recours
aux stratégies diversifiées telles que les œuvres sociales et l’usage du numérique pour renforcer leur
expansion. Ainsi il apparait indéniable que la croissance de l’église Vases d’Honneur repose sur une
articulation entre ancrage territorial, structuration en réseaux et mobilisation de leviers stratégiques.
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Auteur(s):
Djiby YADE, Dr. Mamadou THIOR, Tidiane SANE, Ibra FAYE, El hadji Balla Dieye.
N° Page : 287-302
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CONTRASTES GRANULOMETRIQUES ET RESILIENCE COTIERE ENTRE MBOUR ET DJIFFER (PETITE-COTE, SENEGAL)
Résumé de l’article
Les côtes sableuses sénégalaises sont soumises à une érosion marine marquée, liée à la combinaison de
facteurs géomorphologiques et anthropiques variés. Cette étude analyse la granulométrie des
sédiments des plages de Mbour et de Djiffer, situées sur la Petite-Côte sénégalaise, afin d’en examiner
les implications morphodynamiques. Au total, vingt-quatre échantillons ont été prélevés dans trois
compartiments (plage immergée, estran, haute plage), en surface et en profondeur, puis analysés par
tamisage à sec selon les normes NF EN 12620+A1 et EN 932. Les paramètres granulométriques
montrent que les horizons superficiels des deux sites sont constitués de sables fins à moyens bien triés
(MF̄~1,4-1,9), indiquant une forte mobilité induite par la houle, les marées et le vent. En profondeur,
un enrichissement en sables plus grossiers apparaît nettement à Djiffer (MF̄~3,0 ; Cu jusqu’à ~3,6),
alors qu’il reste modéré à Mbour (MF̄≤ ~2,1), révélant une stratification plus contrastée dans le secteur
exposé. La haute plage présente une organisation verticale homogène, tandis que la plage immergée et
l’estran montrent des contrastes marqués, surtout à Djiffer. L’ensemble des observations confirme que
la texture et le degré de tri contrôlent en partie la résilience du trait de côte : les couches superficielles
fines accentuent la vulnérabilité, tandis que les horizons profonds plus grossiers contribuent à une
dissipation partielle de l’énergie. Les indicateurs granulométriques utilisés (Cu, MF̄) constituent ainsi
des outils pertinents pour le suivi morpho-sédimentaire et la gestion côtière sur la Petite-Côte.
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Auteur(s):
Aya Larissa Clotilde N’GUESSAN, Boua André AOUA, Yao Jean-Aimé ASSUE.
N° Page : 303-313
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PERMANENCES ET DIVERSITES RITUELLES DU POST-PARTUM EN COTE D’IVOIRE : ÉTUDE COMPARATIVE CHEZ LES PEUPLES SENOUFO, EBRIE ET BAOULE
Résumé de l’article
Cet article analyse les rites post-partum en Côte d’Ivoire comme marqueurs identitaires persistants, malgré la
modernité et les influences religieuses. L’étude compare trois aires culturelles Ébrié, Baoulé et Sénoufo dans les
localités de Songon, Ayaou Sran et Napiéleodougou. Elle porte sur trois dimensions : la réclusion, les soins
corporels et les cérémonies de sortie. Les données ont été collectées par entretiens semi-directifs et questionnaires
auprès de 150 enquêtées, selon la méthode boule de neige. Neuf villages ont été retenus par choix raisonné. Le
traitement a été réalisé sous Excel, Word et QGIS 3.8, à partir d’enquêtes menées en 2023. Les résultats révèlent
des différences majeures : quatre jours de réclusion chez les Sénoufo, sept chez les Baoulé, quatre-vingt-dix chez
les Ébrié. Ces variations traduisent la souveraineté culturelle de chaque peuple, sans remettre en cause le rôle
central du rite dans la construction du statut social de la femme. Une reconnaissance officielle de ces pratiques
comme patrimoine immatériel s’impose pour en garantir la transmission.
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Auteur(s):
Guy Cossi WOKOU .
N° Page : 314-328
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CRISES CLIMATIQUES ET STRATEGIES DE RESILIENCE DES PRODUCTEURS PAR LES VARIETES A CYCLE COURT DANS LE POLE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE 5 (BENIN)
Résumé de l’article
La présente recherche est d’étudier les crises climatiques et les stratégies de résilience des
producteurs par les variétés à cycles courts dans le 5ème pôle de développement agricole
(PDA5) au Bénin.
L’étude a utilisé des données climatologiques de la Météo-Bénin allant de 1951 à 2024 croisées
avec les statistiques agricoles (1995-2024). Les perceptions paysannes de 329 ménages agricoles
ont été analysées.
Les résultats de l’étude ont montré une alternance des années excédentaires (38,16 %), des
années moyennes (11,84 %), et des années sèches (50 %) de 1951 à 2024. De ce fait, la crise
pluviométrique englobe l’irrégularité des pluies, la mauvaise répartition dans le temps, la
variabilité interannuelle. Les effets des crises sur les variétés à cycle courts s’observent par la
baisse des rendements. Face à ces incidences, les exploitants agricoles ont initié des stratégies
d’adaptation et de résilience.
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Auteur(s):
Faustin GUEI, YEDONOUGBO Brou Emmanuel, Didier Kouamé KONAN, Émile Brou KOFFI.
N° Page : 329-339
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PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET CHOIX THERAPEUTIQUES LIES AUX PRATIQUES MECANIQUES CHEZ LES REPARATEURS AUTO-MOTO A KORHOGO
Résumé de l’article
L’installation anarchique des activités de réparation mécanique prend de l’ampleur en Côte d’Ivoire. En
effet, elle constitue un véritable problème de dégradation de l’environnement des villes ivoiriennes.
Cette dégradation de l’environnement a un impact sur la santé des populations. C’est dans ce contexte,
qu’une étude a été réalisée à Korhogo (Nord de la Côte d’Ivoire), sur la pratique mécanique, le profil
épidémiologique et les choix thérapeutiques des réparateurs auto-moto. L’objectif est de montrer les
effets de cette activité sur l’environnement et sur les réparateurs. L’étude repose sur une approche mixte
et elle met en évidence les impacts sanitaires et environnementaux de ces activités majoritairement
informelles. Elle révèle que les conditions d’exercice, caractérisées par une gestion inadéquate des
déchets et une faible utilisation d’équipements de protection, contribuent à la dégradation de
l’environnement et à la transformation du paysage urbain. Sur le plan épidémiologique, les réparateurs
sont exposés à divers risques professionnels, notamment les troubles musculo-squelettiques, les
blessures et les affections liées aux substances toxiques. Par ailleurs, ces pratiques présentent des
répercussions sur la santé des populations environnantes, du fait de la pollution des sols, de l’air et des
eaux. L’étude souligne une prédominance de l’automédication et du recours aux soins informels, en lien
avec des contraintes économiques et un accès limité aux services de santé. En définitive, cette étude met
en lumière la nécessité de renforcer les mesures de régulation, de sensibilisation et de prévention, afin
de réduire les impacts environnementaux et sanitaires liés aux activités de réparation auto-moto à
Korhogo.
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Auteur(s):
Dobéni Abdoulaye DOFINI, Dayangnéwendé Edwige NIKIEMA, Pawendkisgou Isidore YANOGO.
N° Page : 343-354
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CRISE SECURITAIRE ET INSECURITE ALIMENTAIRE DES POPULATIONS DANS LA COMMUNE DE KAYA AU BURKINA FASO
Résumé de l’article
Depuis 2021 ce sont environ 828 millions qui sont victimes de faim dans le Monde dont 490 millions vivent
dans des pays touchés par des conflits et cela représente 60% de la population victime de faim (FAO, 2022).
Le Burkina Faso à l’instar des pays en conflit traverse une crise sécuritaire depuis 2015 entrainant le
déplacement de milliers de personnes vers plusieurs localités dont la commune de Kaya (CONASUR, 2016).
Il apparait nécessaire de s’interroger sur la résilience des populations à l’insécurité alimentaire à Kaya.
L’objectif principal de cette recherche est d’analyser la résilience de ces populations à l’insécurité
alimentaire. Plus spécifiquement de caractériser l’insécurité alimentaire dans la commune de Kaya,
d’analyser les initiatives de résilience des populations face à l’insécurité alimentaire. La méthodologie de
recherche s’appuie sur les méthodes quantitatives et qualitatives à travers une revue thématique exhaustive
et de collecte de données primaires par des enquêtes ménages et des entretiens. Les résultats d’étude
révèlent que l’insécurité alimentaire touche environ 55,34 % des ménages dans la commune de Kaya avec
des proportions faible de 20,77 %, d’une proportion moyenne de 18,35 % et de 16, 22 % en insécurité
alimentaire sévère. La résilience concerne donc les 12 % des populations qui s’adonnent à la production
végétale alternative ainsi que la production animale, notamment à travers l’embouche bovine. Les formes
extrêmes de résilience des populations sont les saisies d’opportunité, les emprunts céréaliers ou financiers
et parfois les habitudes de restrictions.
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Auteur(s):
Christian Michel LATH, Saï Pou SOUMAHORO, Kouakou Jonathan GNIAMIEN.
N° Page : 357-371
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IMPACT DES VARIATIONS CLIMATIQUES SUR LA CULTURE DU RIZ DANS LA REGION DE GBÊKÊ : ANALYSE DU BILAN HYDRIQUE PAR FACETTE TOPOGRAPHIQUE
Résumé de l’article
L’évolution climatique constitue un défi majeur pour les systèmes agricoles en Afrique subsaharienne. En
Côte d’Ivoire, l’irrégularité des pluies et l’intensification des sécheresses affectent la disponibilité en eau
pour les cultures. Dans la région de Gbêkê, la riziculture joue un rôle important dans la sécurité alimentaire,
mais reste fortement influencée par les variations climatiques et les conditions topographiques. Cette étude
analyse l’impact des variations climatiques sur la culture du riz et la sécurité alimentaire dans la région de
Gbêkê. La méthodologie repose sur l’analyse de données climatiques, topographiques et agricoles. Les
données utilisées concernent les précipitations, les températures, l’évapotranspiration potentielle, l’altitude
et la pente. Des enquêtes auprès des producteurs rizicoles et des observations de terrain ont également été
réalisées. Les données ont été traitées à l’aide de méthodes statistiques et d’outils SIG afin d’évaluer la
répartition spatiale du bilan hydrique. Les résultats montrent une forte variation du bilan hydrique selon
les unités topographiques. Les bas-fonds présentent des excédents hydriques favorables à la riziculture,
tandis que les bas de versants enregistrent des déficits modérés. En revanche, les zones sommitales et les
versants supérieurs connaissent des déficits hydriques importants, limitant la croissance du riz pluvial et
augmentant la vulnérabilité des exploitations agricoles. Cette étude met ainsi en évidence l’influence
combinée des variations climatiques et des caractéristiques topographiques sur les systèmes de production
rizicole dans la région de Gbêkê.
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Auteur(s):
SILUE Yessongui Lucien, Coopération Décentralisée, ONG, vide institutionnel.
N° Page : 372-386
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COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE : QUEL PROFIL INSTITUTIONNEL DES ONG DE BOUAKÉ ? (CENTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La Coopération Décentralisée entraine un changement de paradigme avec l’entrée
dans le jeu de partenariat d’acteurs infra-Etatiques notamment les Organisations Non
Gouvernementales. La montée en puissance des organisations de la société civile dans les pays
du Sud et la reconnaissance de leur rôle d’acteurs du développement mais aussi
d’interlocuteurs des pouvoirs publics sur la définition des politiques, contribuent à faire
évoluer les modes de coopération. Ces évolutions conduisent les Partenaires Techniques et
Financiers à modifier leurs stratégies et pratiques dans le sens du renforcement des capacités
des ONG du Sud. Cet article permet de faire un état des lieux des capacités institutionnelles
des ONG dans la ville de Bouaké. La démarche scientifique de cette étude repose sur
l’exploitation des ouvrages spécifiques, généraux, des données issues des enquêtes de terrain
(l’observation directe et les entretiens). Les résultats obtenus montrent que les ONG de la ville
de Bouaké présentent un vide institutionnel lié à plusieurs insuffisances institutionnelles.
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Auteur(s):
Cyrille TCHAKPA .
N° Page : 373-381
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VALORISATION DE BIOGAZ DANS LES UNITES DE TRANSFORMATION DU MANIOC EN GARI DANS LA COMMUNE DE KETOU AU SUD BENIN
Résumé de l’article
La valorisation par méthanisation pour produire du biogaz offre une solution durable face à la forte
dépendance au bois de chauffe. La présente étude a pour but d’analyser l’usage du biogaz dans les
unités de transformation de manioc dans la commune de Kétou. L’approche méthodologique adoptée,
a consisté en la collecte des données quantitatives et qualitatives relatives aux modes de gestion des
déchets, à la production du biogaz et à son utilisation dans la cuisson du gari, au traitement des
données (par le logiciel sphinx) et à l’analyse des résultats. Ainsi 30 transformateurs de manioc en gari
ont été interrogés suivant un choix raisonné. Les résultats obtenus révèlent que les déchets de
transformation du manioc en gari sont bien connus, notamment les épluchures, l’eau de pressage et
l’eau de nettoyage, dont 80 % sont réutilisés, surtout pour l’alimentation animale. La gestion de ces
déchets repose principalement sur le rejet et l’incinération, et 100 % des enquêtés utilisent le bois pour
la cuisson. Seuls 26,67 % connaissent la production de biogaz, bien que la moitié (50%) connaisse le
biogaz en général et les structures de production associées. Les déchets (épluchures, eaux) associés à la
bouse de vache, permettent de produire du biogaz utilisé pour cuire le gari, avec des quantités
variables selon les jours. La valorisation des déchets de manioc en biogaz est une alternative peu
connue mais prometteuse pour remplacer les bois de chauffe et préserver la santé humaine et
l’environnement.
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Auteur(s):
COLY Kémo, SANE Yancouba, vFALL Aïdara Chérif Amadou Lamine, DIOP Mame Diarra.
N° Page : 396-408
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STRATEGIES DE GESTION DURABLE DE LA FILIERE SEL DANS LES TERROIRS DE BASSE ET MOYENNE CASAMANCE (SUD DU SENEGAL)
Résumé de l’article
La saliculture en Basse et Moyenne Casamance repose traditionnellement sur une exploitation ignigène intensive,
pratiquée majoritairement par les femmes. Cette pratique accélère la déforestation, augmente la pénibilité physique
et expose les communautés rurales à une forte vulnérabilité climatique tout en limitant la rentabilité économique.
Cette étude analyse les stratégies locales de gestion durable de la filière salicole perçues par les populations locales.
Nous adoptons une approche mixte qualitative et quantitative dans 13 villages (6 en Basse Casamance et 7 en
Moyenne Casamance), enquêtant 353 ménages (formule de Bernoulli : N=4282, Z=1,96, e=0,05 ; niveau de
confiance 95%), complétée par des entretiens. Les résultats révèlent une préférence nette pour la saliculture solaire
(63,46% contre 37% ignigène), améliorant qualité, productivité et préservation écologique. Les stratégies
collectives priorisent la valorisation (32,58%), l’accès aux marchés (25,48%), la sensibilisation (20,07%) et la
formation (11,50%), mais sont freinées par l’iodation (33,71%), la commercialisation (25,51%), le manque de
soutien institutionnel (22,60%) et les effets climatiques (18,18%). Ces constats appellent une gouvernance hybride
endogène-exogène pour renforcer la résilience socio-écologique.
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Auteur(s):
IBRAHIM Younoussi.
N° Page : 396-409
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L’EXPLOITATION ARTISANALE DU GRAVIER PAR LES FEMMES, DANS LA VILLE DE TAHOUA
Résumé de l’article
En milieu rural nigérien, Les femme font face à des défis multiformes. A la recherche de conditions de
vie meilleures, ces femmes migrent vers les grands centres urbains où elles exercent plusieurs types
d’activités génératrices de revenu. Cette étude a pour objectif d’analyser les mécanismes de résilience des
femmes exploitantes artisanales de gravier et l’impact environnemental de cette activité dans la ville de
Tahoua, notamment sur deux de nombreux sites que compte ladite ville.
C’est une étude qualitative basée sur une recherche documentaire et une enquête de terrain. Le travail
documentaire a permis d’analyser l’exploitation artisanale du gravier, ailleurs et, d’enrichir la discussion
des résultats. Sur le terrain, un guide d’entretien a permis la collecte des données auprès de trente
exploitantes et d’autres acteurs intervenant à un niveau donné du processus.
Les résultats montrent que l’exploitation artisanale du gravier est une activité spontanée plus ou moins
permanente à laquelle s’adonnent principalement, certaines femmes résidentes ou originaires des zones
rurales de la région hôte, Tahoua ou des régions voisines, Dosso ou Maradi. L’exploitation artisanale du
gravier procure aux exploitantes qui, à la base sont très démunies, des revenus substantiels pour faire face
à la précarité ambiante. Cependant, les impacts environnementaux négatifs sont plus visibles sur ces
parcelles déjà loties transformées de fait en carrières, souvent, à l’insu des propriétaires. L’exploitation
artisanale du gravier malgré ses conséquences environnementales, constitue donc, une forme originale de
résilience pour ces femmes issues de ménages ruraux vivant en milieu périurbain.
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Auteur(s):
Konan Talibet Kouacou Yves-Rhodrigue, KOUADIO Datté Anderson, Aloko-N’Guessan Jérôme.
N° Page : 409-423
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RESEAUX, DYNAMIQUES MIGRATOIRES ET INTEGRATION SOCIOÉCONOMIQUE DES RESSORTISSANTS BURKINABÉS VERS/À ABIDJAN
Résumé de l’article
Cette étude a pour objectif d’analyser l’organisation des réseaux à l’œuvre dans les dynamiques
migratoires vers Abidjan et dans les processus d’intégration socioéconomique des ressortissants
burkinabés. Estimés à plus de 50 000 en 2024 selon le HCR, ces migrants s’installent progressivement
dans d’autres villes de la Côte d’Ivoire, à l’instar d’Abidjan, après une phase transitoire dans les régions
septentrionales frontalières notamment le Tchologo et le Bounkani, zones d’accueil d’importantes des
flux de réfugiés. L’attractivité d’Abidjan reposant à la fois sur les opportunités socioéconomiques et
l’existence de réseaux migratoires structurés facilite l’installation et l’insertion des nouveaux arrivants.
L’appareillage théorique mobilisé est assis sur la théorie des réseaux dans sa dimension de la causalité
cumulative, définissant l’implication d’acteurs distants, en complément des acteurs proches dans la
prise en charge des migrants. Du point de vue méthodologique, la collecte des données s’est faite par le
prisme des investigations documentaires ainsi que des entretiens dirigés et semi-dirigés réalisés auprès
de 84 burkinabés et d’acteurs institutionnels locaux et nationaux, et ceux des Organisations
internationales. Les résultats révèlent bien l’existence d’un système d’organisation migratoire dual. Un
dispositif traditionnel, gouvernemental et organisationnel de soutien et d’intégration au nord du pays ;
suivi d’une organisation d’assistance migratoire vers Abidjan et d’insertion socioéconomique via les
réseaux communautaires et les réseaux d’intermédiation de travail dans des secteurs marginalisés après
une reconversion ou non.
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Auteur(s):
Sala Harouna Yanoussa, Bahari Ibrahim Mahamadou.
N° Page : 424-438
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PRATIQUES D’AMENAGEMENT : ENTRE DIVERSITE ET HOMOGENEITE VEGETALE SUR LES SITES ETUDIES DE BADAGUICHIRI, NIGER.
Résumé de l’article
La dégradation de la végétation ligneuse résultant du déséquilibre écologique reste très préoccupante
au Niger. En effet, en réponse à cette situation, le gouvernement nigérien a adopté des mesures
correctives notamment les pratiques d’aménagement basées sur les technologies CES-DRS et la RNA.
Cet article propose d’étudier l’impact des ouvrages CES-DRS et la RNA sur la diversité et l’homogénéité
de la végétation ligneuse sur les sites étudiés dans la Commune de Badaguichiri. La méthodologie
adoptée combine les inventaires phytosociologiques, les entretiens individuels et le focus group. Ces
inventaires sont réalisés sur trois catégories de sites à savoir : site des ouvrages CES-DRS, site de la RNA
et site témoin. Il ressort des résultats de l’étude que tous les indices de diversité calculés montrent une
faible diversité de la végétation ligneuse des sites CES-DRS et celui de la RNA comparativement aux
sites témoins. A la suite de l’introduction des espèces, les Acacia tortilis, Acacia Senegal et Acacia Seyal
dominent le peuplement ligneux dans les ouvrages CES-DRS avec respectivement 38,2%, 17,6% et
11,6%. Quant aux sites de la RNA, les résultats montrent une dominance des trois principales espèces
qui sont rigoureusement protégées dans les champs, il s’agit de : Acacia tortilis (40,4%), Combretum
glutinosum (15,5%) et Piliostigma reticulatum (23, 9%). Cette faible diversité des espèces et la dominance
du peuplement ligneux par quelques espèces est imputable aux pratiques CES-DRS et RNA sur ces sites
étudiés. C’est ainsi que les pratiques d’aménagement ont réduit la diversité spécifique des espèces tout
en favorisant l’homogénéité du peuplement ligneux.
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Auteur(s):
Estelle Carine F. AKPOVO, Euloge OGOUWALE, Pocoun Damè KOMBIENOU.
N° Page : 439-453
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BONNES PRATIQUES A PRENDRE EN COMPTE POUR MONTER UN SYSTEME DURABLE EN APICULTURE DANS LE NORD-BENIN
Résumé de l’article
L’apiculture au nord du Bénin connaît une mutation progressive, passant de la chasse destructrice du miel
à des formes d’élevage plus structurées, dans un contexte de dégradation des écosystèmes et de recul des
populations d’abeilles. Face à ces enjeux, la problématique centrale est d’identifier les bonnes pratiques
susceptibles de garantir un système apicole durable.
La démarche méthodologique repose sur l’analyse de données agricoles, climatiques et techniques,
combinée à une enquête de terrain basée sur un échantillonnage à deux degrés. Au premier degré, les Pôles
de Développement Agricole (PDA) sont considérés comme strates, avec un échantillonnage proportionnel
de communes (PDA 2, 3 et 4). Au second degré, les apiculteurs sont stratifiés selon l’âge, le sexe, le niveau
d’instruction et le nombre de ruches. Au total, 262 apiculteurs ont été enquêtés sur 385 prévus, soit un taux
de réalisation de 68 %, répartis entre 70 dans le PDA 2, 113 dans le PDA 3 et 79 dans le PDA 4.
Les résultats montrent que les pratiques apicoles reposent sur trois facteurs clés : la technologie, la conduite
du rucher et le traitement des produits. Trois types de bonnes pratiques sont identifiés : traditionnelles,
semi-modernes et, de manière marginale, modernes. L’étude met en évidence une prédominance des
pratiques traditionnelles et semi-modernes, avec une faible adoption des techniques modernes. Ces
résultats soulignent la nécessité de renforcer les capacités techniques des apiculteurs pour favoriser une
transition vers des systèmes apicoles durables et résilients.
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Auteur(s):
Fatimata SANOGO, Fatoumata KABORE, Ignace BAGR, Blami DIALLO.
N° Page : 454-466
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GESTION COMMUNAUTAIRE DES RESSOURCES EN EAU DU SOUS-BASSIN DE SISSILI (LAN ET KONZIO) AU BURKINA FASO
Résumé de l’article
Les fleuves, les rivières et les aquifères qui franchissent les frontières créent de fortes interconnexions
entre les États qui les partagent. La variabilité climatique et les pressions anthropiques dégradent ces
ressources en rendant de ce fait difficile l’atteinte des objectifs du développement durable. Il est donc
impératif d’adopter leur gestion durable. Les approches locales et l’autonomie communautaire
émergentes sont des solutions pertinentes pour relever le défi qui consiste à établir une nouvelle identité
pour les communautés frontalières dans la gestion intégrée et durable des ressources en eau qu’elles
partagent. Cette recherche vise à analyser les modes de gestion des ressources en eau, tant traditionnels
que modernes, au sein des communautés des villages de Lan et de Konzio, qui partagent le sous-bassin
de la Sissili. L’approche spatiale et qualitative a été mise en œuvre. Les résultats révèlent que la force
des communautés repose sur leurs interactions, leurs traditions et leurs récits communs. Ces
communautés se considèrent comme une entité, la frontière n’étant qu’un concept abstrait. Pour assurer
une gestion efficace des ressources hydriques, les leaders communautaires de Lan privilégient une
approche traditionnelle enracinée dans leur culture tandis que ceux de Konzio ont délaissé ces modes
traditionnels au profit de procédés modernes. Les pratiques culturelles établies par les autorités de Lan
jouent un rôle crucial dans la préservation et la protection des ressources hydriques partagées.
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Auteur(s):
SOME Touobèwèrè Noël .
N° Page : 467-478
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HERITAGES COLONIAUX ET EVOLUTION DES MODES DE GESTION DES RESERVES DE FAUNE DE BONTIOLI, BURKINA FASO
Résumé de l’article
Au Burkina Faso et ailleurs en Afrique francophone, la gestion des forêts, intimement liée à
l’histoire politique de ce vaste ensemble territorial, a subi d’énormes mutations spatio-temporelles
depuis la colonisation jusqu’à nos jours. Le présent article analyse l’évolution de la gestion des réserves
de faune de Bontioli depuis leur création en 1957. Pour ce faire, la méthodologie adoptée a combiné les
approches d’analyse spatiale, statistique, qualitative et d’observation participante. A cet effet, 325 chefs
de ménages ont été interrogés par le truchement d’un questionnaire. Des guides d’entretien semidirectif ont été aussi administrés aux responsables coutumiers, du service forestier et associations
d’exploitants de produits forestiers. Des images satellites des années 1986, 2002 et 2018 ont été enfin
interprétées. Les résultats mettent en exergue l’instauration d’une gestion strictement centralisée et
répressive assurée par les structures étatiques dès la création des réserves en 1957 à 2004, débouchant
sur un déguerpissement de la population sans parvenir à endiguer la dégradation forestière car 60,94 %
et 63,89 % respectivement des superficies de la RTFB et de la RPFB étaient occupées par des champs et
des jachères en 1986. Actuellement, la gestion des RFB est caractérisée par l’implication progressive de
la population locale et l’application de la réglementation. Néanmoins, des pratiques d’exploitation
illicite des ressources y sont toujours répandues. La durabilité de ces espaces protégées nécessite une
gouvernance plus inclusive et des mécanismes de financements endogènes pérennes.
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Auteur(s):
GUEDENON Dèhou Janvier, DOVONOU Sègbégnon Nicole, IDRISSOU Akim Babatoundé, GIBIGAYE Moussa.
N° Page : 493-507
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EFFETS ENVIRONNEMENTAUX DES SYSTÈMES DE PRODUCTION AGRICOLE DANS LA COMMUNE DE DJIDJA AU SUD BÉNIN
Résumé de l’article
L’agriculture contribue au développement économique des pays du tiers monde et reste, en
général, l’activité principale des populations, notamment, celles de la Commune de Djidja au
Bénin. Malheureusement, les systèmes de production utilisés participent à une forte
dégradation de l’environnement naturel de ce pôle agricole. L’objectif de cette recherche est
d’étudier les effets environnementaux desdits systèmes.
La démarche méthodologique adoptée s’articule autour de la collecte des données,
d’investigations en milieu réel, du traitement des données et de l’analyse des résultats. Au total,
372 ménages agricoles, selon le protocole de Schwartz, ont été enquêtés à l’aide de
questionnaires développés dans l’application Kobocollect, transférés et traités avec le logiciel
MINITAB. L’analyse factorielle des correspondances (AFC) réalisée porte sur l’examen croisé
des systèmes de production agricole et les techniques culturales dans la commune de Djidja.
Enfin, la liste de contrôle de Bisset et les matrices d’impacts de Léopold ont permis de faire
ressortir les incidences des systèmes de production sur les composantes environnementales.
Il ressort des analyses que trois systèmes de production ont été identifiés. Le SP 1 est caractérisé
par l’utilisation de plusieurs stratégies de conservation des écosystèmes. Le SP 2 porte sur la
forte utilisation d’engrais chimiques, la tendance à la mécanisation agricole avec les grands
producteurs de coton et de maïs utilisant les tracteurs et d’autres engins agricoles. Le SP 3 est,
quant à lui, orienté vers l’agroforesterie.
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Auteur(s):
Salif Sangare, Brama Kone, Adja Ferdinand Vanga, Etienne Yao Kouakou, Madina Doumbia, Iba Dieudonné Dely, Guéladio Cissé.
N° Page : 508-519
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HABITAT ET EXPOSITION A LA CHALEUR : ANALYSE COMPARATIVE DES QUARTIERS PRECAIRES ET RESIDENTIELS A ABIDJAN (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Des températures maximales quotidiennes (39 °C) plus élevées et des vagues de chaleur plus
longues, plus intenses et plus fréquent à Abidjan. Les populations Abidjanaises sont particulièrement vulnérables
aux effets néfastes de l’exposition à la chaleur en raison des caractéristiques de leur habitat. Comprendre ces
impacts nécessite d’examiner les déterminants liés à l’habitat qui contribuent à l’exposition à la chaleur. Cette
étude vise à d’examiner les déterminants liés à l’habitat qui contribuent à l’exposition à la chaleur selon les
catégories sociales à Abidjan. Pour ce faire, une approche méthodologique mixte a été adoptée. Les données ont
été recueillies au moyen de questionnaires administrés à 317 ménages vivant dans les quartiers défavorisés de
Williamsville 3, Vridi Canal et Adjouffou, et à 209 ménages du quartier résidentiel de Cocody. Par ailleurs, 20
entretiens individuels ont été menés afin de recueillir les points de vue et les perspectives de responsables
communautaires, de représentants des ministères de l’Environnement, de la Santé, de l’urbanisme du logement et
du cadre de vie, ainsi que de personnel technique des services municipaux et des hôpitaux, concernant les effets
des vagues de chaleur. De plus, cinq groupes de discussion ont été organisés avec des femmes, des personnes âgées
et des personnes malades sur les thématiques. 71 % des habitants des quartiers précaires vivent dans des cours
communes, contre seulement 14 % dans les quartiers résidentiels. Ce type d’habitat d’habitation prédominant dans
les quartiers précaires contribue à une exposition accrue à la chaleur pour ces populations en raison du manque
d’espace. Cette étude révèle que le type d’habitation, la conception de la maison (spacieuse ou exiguë) et les
matériaux de construction contribuent tous à l’exposition à la chaleur, avec des variations selon le style du quartier.
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Auteur(s):
Yao Anicet ZOUZOU, Iba Dieudonné DELY, Brama KONE, Etienne Yao KOUAKOU, Madina DOUMBIA, Guéladio CISSÉ.
N° Page : 520-534
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OCCUPATION DU SOL ET CONFORT THERMIQUE EN MILIEU TROPICAL URBAIN : UNE ANALYSE SPATIALE DES JOURNEES CHAUDES A ABIDJAN
Résumé de l’article
Dans un contexte d’urbanisation rapide et de changement climatique, le confort thermique constitue un
enjeu majeur pour les grandes villes tropicales comme Abidjan. L’augmentation de la fréquence et de
l’intensité des vagues de chaleur pourrait accentuer le stress thermique et affecter le bien-être des
populations. Cette étude analyse la relation entre l’occupation du sol et le confort thermique à travers
l’indice Humidex lors des journées chaudes à Abidjan. La cartographie de l’occupation du sol a été
réalisée à partir d’images Landsat 8 acquises en 2024. Les données météorologiques, notamment la
température maximale de l’air (Ta) et l’humidité relative maximale (HR) (Janvier à Février 2024), issues
de quatre stations de SODEXAM, ont servi à estimer Ta, HR et l’Humidex. L’occupation du sol a été
obtenue par classification supervisée, puis la température de surface terrestre (TST) et l’indice de
végétation normalisé (NDVI) ont été intégrés dans un modèle de régression linéaire multiple. Les
résultats montrent une dominance des zones bâties (40,62 %), suivies de la végétation (35,37 %), des
plans d’eau (16,52 %) et des sols nus (7,49 %). Le modèle présente des erreurs quadratiques moyennes
de 1,69 °C pour Ta, 1,19 pour Humidex et 1,83 % pour HR. Les cartes révèlent une forte hétérogénéité
spatiale, avec des valeurs d’Humidex comprises entre 51,12 et 59,05, traduisant un inconfort thermique
extrême dans les communes fortement urbanisées. Ces résultats soulignent la nécessité d’un
aménagement urbain durable pour atténuer les îlots de chaleur urbains.
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Auteur(s):
YEO Bêh.
N° Page : 535-547
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ALIMENTATION DES POPULATIONS EN PERIODE DE SOUDURE DANS LA SOUSPREFECTURE DE SIRASSO (région du Poro)
Résumé de l’article
Alimentation des populations en période de soudure dans la sous-préfecture de Sirasso »
La sous-préfecture de Sirasso est située dans le nord de la Côte d’Ivoire. C’est une zone de
production de divers produits agricoles, particulièrement les cultures vivrières et maraichères
aux seins de ses différents villages. Malgré ces différentes productions chaque année, les
populations de cette sous-préfecture rencontrent d’énormes difficultés pour satisfaire leurs
besoins alimentaires à une certaine période de l’année dit « période de soudure ». C’est dans
cette optique que l’étude portant sur l’alimentation des populations en période de soudure
dans la sous-préfecture de Sirasso est menée. L’objectif général de cette étude est de montrer
l’impact de la période de soudure sur l’alimentation des populations rurales de Sirasso. La
méthodologie porte sur une synthèse bibliographique à partir des recherches antérieures et
des enquêtes de terrain. L’analyse et l’interprétation des résultats montre qu’en cette période
les habitudes alimentaires de ces populations changent. Le nombre de repas pris par jour
diminue et elles surconsomment le riz. Ceux-ci exposent plus les adultes et les enfants aux
maladies.
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Auteur(s):
Joël OUEDRAOGO, Frédéric BATIONO, Zelbié BASSOLE, Yélézouomin Stéphane Corentin SOME.
N° Page : 548-559
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PERCEPTION PAYSANNE DES POTENTIALITÉS FERTILISANTES DES LIGNEUX DANS LE SYSTÈME PARCS AGROFORESTIERS DE KOKOLOGHO (PROVINCE DU BOULKIEMDÉ : BURKINA FASO)
Résumé de l’article
Les parcs agroforestiers constituent des systèmes d’utilisation des terres ancestraux dans lesquels les
paysans entretiennent délibérément des ligneux sur leurs champs cultivés. Au Burkina Faso, ces
systèmes jouent un rôle déterminant dans le maintien de la fertilité des sols, mais la perception qu’en
ont les agriculteurs demeure insuffisamment documentée. Cette étude analyse la perception paysanne
des potentialités fertilisantes des ligneux dans les parcs agroforestiers de la commune rurale de
Kokologho, province du Boulkiemdé. Elle repose sur des enquêtes menées auprès de 180 chefs
d’exploitation répartis dans six villages, selon un plan d’échantillonnage non probabiliste en grappes.
Les résultats permettent de distinguer trois groupes d’espèces selon leur potentiel fertilisant perçu. Le
premier groupe, à fort potentiel, comprend Faidherbia albida, Azadirachta indica, Sclerocarya birrea, Acacia
seyal et Acacia senegal, reconnus par les paysans pour leur contribution significative à l’enrichissement
du sol en nutriments et à l’amélioration des rendements agricoles. Le second groupe, à potentiel moyen,
inclut Parkia biglobosa, Vitellaria paradoxa et Bombax costatum, dont l’impact sur la fertilité est jugé
modéré. Le troisième groupe, à faible potentiel fertilisant, regroupe Adansonia digitata, Ceiba pentandra
et Lannea microcarpa, conservées principalement pour leurs produits forestiers non ligneux. Ces
résultats sont cohérents avec les données scientifiques disponibles sur la biochimie de la litière, la
fixation symbiotique de l’azote et la dynamique du carbone organique sous houppier. L’étude confirme
ainsi la valeur heuristique des savoirs paysans et plaide pour leur intégration dans les stratégies de
gestion durable des agroécosystèmes sahéliens.
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Auteur(s):
N’Dri Ernest KOUADIO, Abou DIABAGATE, Brice Lauria Amani KOUADIO.
N° Page : 560-574
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TRANSFORMATIONS URBAINES A DIEGONEFLA : CROISSANCE SPATIALE, MUTATIONS SOCIO-ECONOMIQUES ET ENJEUX DE GOUVERNANCE LOCALE.
Résumé de l’article
Cette étude analyse les transformations urbaines de la ville de Diégonéfla à partir des interactions entre
croissance spatiale, mutations socio-économiques et mécanismes de gouvernance locale. Elle s’inscrit
dans le contexte de l’urbanisation accélérée des villes secondaires en Côte d’Ivoire marquée par de fortes
pressions démographiques et foncières. Comment ces dynamiques reconfigurent l’organisation urbaine
et les modes de gouvernance ?
Située sur l’axe Oumé–Gagnoa dans la région du Gôh, Diégonéfla connaît une expansion spatiale rapide
largement caractérisée par une urbanisation peu planifiée. La recherche repose sur une approche
méthodologique mixte combinant analyse documentaire, exploitation d’images satellitaires (1995–
2024), enquêtes auprès de 180 ménages, ainsi que des entretiens individuels et des focus groups. Les
résultats révèlent une croissance démographique soutenue depuis les années 1975, portée par
d’importants flux migratoires, ainsi qu’une structuration économique dominée par l’agriculture,
complétée par des activités commerciales, artisanales et informelles. Toutefois, cette dynamique
s’accompagne d’un décalage entre l’expansion spatiale et les capacités de gouvernance locale se
traduisant par une insuffisance des services urbains de base, une faible planification urbaine, une
précarité des conditions de vie et une dégradation du cadre environnemental.
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Auteur(s):
YÉO Watagaman Paul, YÉO Siriki, YÉO Navanhan, Arsène DJAKO.
N° Page : 575-587
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DYNAMIQUE DE LA CULTURE DE L’ANACARDE ET EMERGENCE DES CONFLITS RURAUX DANS LA SOUS-PREFECTURE DE KARAKORO
Résumé de l’article
La sous-préfecture de Karakoro, dans le nord de la Côte d’Ivoire, a connu au cours des vingt dernières
années un véritable essor de la culture de l’anacarde, devenant l’un des piliers de l’économie rurale
locale. Cette dynamique traduit le besoin de revenus monétaires plus sûrs et implique une profonde
reconfiguration des terres. L’objectif de cette recherche est d’analyser la dynamique spatiale de la
culture de l’anacarde dans la sous-préfecture de Karakoro, afin de mettre en évidence les
transformations qu’elle induit dans l’organisation des terroirs ruraux et dans les systèmes fonciers
locaux. Elle repose sur l’hypothèse selon laquelle la reconfiguration de l’occupation des terres et la
modification des modes traditionnels de gestion foncière expliqueraient la dynamique spatiale de la
culture de l’anacarde dans la sous-préfecture de Karakoro. L’approche méthodologie intègre enquêtes
qualitatives et quantitatives, fondées sur une recherche documentaire complétée par une observation
directe, des entretiens et une enquête par questionnaire auprès de 235 chefs de ménage répartis sur sept
localités. Le traitement des données par SIG, les statistiques descriptives et les analyses thématiques ont
été réalisés. Les résultats montrent qu’en trente ans les vergers d’anacardiers sont devenus la principale
classe d’occupation du sol, passant de 16,36 % du territoire en 1995 à 34,05 % en 2025. Cette expansion
favorise l’émergence de conflits, notamment entre agriculteurs et éleveurs (78,72 % des cas). Le
règlement traditionnel demeure prédominant (80 % des cas), tandis que le recours aux autorités
administratives concerne les litiges les plus complexes.
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Auteur(s):
MAMA Justin A, WOKOU Guy, YABI Ibouraïma.
N° Page : 588-601
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VULNERABILITE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LE DEPARTEMENT DU COUFFO (BÉNIN, AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l’article
Le département du Couffo est fortement exposé à des phénomènes climatiques qui affectent directement les
cycles culturaux. L’objectif de cette recherche est d’étudier la vulnérabilité des exploitations agricoles
face aux changements climatiques dans le département du Couffo.
Les données climatologiques et agricoles ont été analysées au moyen d’outils statistiques appropriés.
Le traitement des données a été réalisé à l’aide des logiciels KhronoStat 1.01, SPSS 21.0 et ArcGis 10.8.
Les résultats montrent que les hauteurs des pluies ont chuté de 13,76 % sur la période 1981-2024
comparativement à la période 1951-1980. Le secteur de recherche s’est surchauffé avec une moyenne de
33,33 et 34,62 °C au cours des périodes 1973-2000 et 2001-2022. La hausse obtenue sur la période s’élève
à 1,07 °C. Les perturbations climatiques les plus probables sont le démarrage tardif des pluies (DTP) et
les poches de sécheresse. Les excès pluviométriques et les vents violents sont très probables et les poches
de sécheresse sont extrêmement probables. En outre, les inondations et les poches de sécheresses ont
des indices d’impacts respectifs de 65% et 80%. Les cultures de maïs, du niébé et de manioc sont plus
exposées à ces risques avec un indice d’exposition respectivement de 80% et de 70%. Les changements
climatiques provoquent la diminution des superficies emblavées passant de 5 ha à 1 ha pendant la
saison agricole. Ainsi, 55 % des exploitations agricoles présentent un risque financier élevé, 12%
présentent un risque financier moyen et 33% étalent un risque financier faible. Le taux de
remboursement des crédits a connu une baisse de 15,91 % dans le département du Couffo.
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Auteur(s):
KOFFI Kouadio Achille, KOFFI Kan Alexis, KOUASSI Yao Dieudonné.
N° Page : 603-617
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SAISONNALITÉ CLIMATIQUE ET PRÉVALENCE DU PALUDISME DANS LA SOUS-PRÉFECTURE DE SAMANZA (EST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Depuis plus de vingt ans, les scientifiques s’accordent sur l’existence du réchauffement
climatique lié à l’augmentation des gaz à effet de serre. Ce phénomène provoque des
perturbations écologiques importantes, affecte la biodiversité et influence également la santé
humaine, notamment par l’aggravation des maladies tropicales comme le paludisme. Cette
étude analyse l’impact des irrégularités climatiques sur la prévalence du paludisme dans la
sous-préfecture de Samanza, à l’Est de la Côte d’Ivoire. La méthodologie repose sur
l’exploitation de données climatologiques couvrant la période 1981-2022, ainsi que de données
socio-économiques et sanitaires de 2014 à 2022. Les analyses géospatiales et statistiques ont
permis d’identifier les tendances climatiques, les fluctuations du climat et leurs liens avec la
prévalence du paludisme. Les résultats révèlent une forte instabilité des paramètres
climatiques dans la zone d’étude, marquée par des précipitations intenses, des séquences
sèches fréquentes, des températures élevées et une humidité relative variable. Cette situation
favorise une hausse de la prévalence du paludisme pendant la saison des pluies (61,70 %),
contre 38,30 % en saison sèche, en raison du renouvellement des gîtes larvaires. Le paludisme
demeure ainsi la principale cause de consultation médicale, représentant plus de 70 % des
maladies enregistrées entre 2014 et 2022. L’intégration des facteurs climatiques dans les
stratégies de lutte apparaît donc essentielle.
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Auteur(s):
Moussa KONE.
N° Page : 618-628
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DEVELOPPEMENT DES ACTIVITES COMMERCIALES INFORMELLES ET MUTATIONS DU PAYSAGE URBAIN DE YAMOUSSOKRO EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé de l’article
Notre étude porte sur les effets du développement du commerce informel sur l’organisation
spatiale et le paysage de la ville de Yamoussoukro. En effet, face au chômage, à la pauvreté et
au manque d’emplois formels, une grande partie de la population se tourne vers le commerce
informel pour assurer sa survie économique. Cependant, cette activité entraîne l’occupation
anarchique des trottoirs, des routes et des espaces publics. L’objectif de notre étude est de
montrer l’impact du développement des activités commerciales informelles sur le paysage
urbain de Yamoussoukro. Pour mener cette étude, notre méthodologie s’est basée sur la
recherche documentaire, l’observation directe sur le terrain, les enquêtes par questionnaire et
les entretiens avec les acteurs institutionnels de la ville. L’enquête a porté sur un échantillon
de 150 personnes sélectionnées selon la méthode des choix raisonnés. Les informations
collectées ont ensuite été traitées et analysées afin de comprendre les formes, les causes et les
conséquences du commerce informel dans la ville. Les résultats montrent que le commerce
informel est principalement concentré autour du marché central, des gares routières, des
carrefours, des trottoirs et des abords des écoles et administrations. L’étude révèle également
que le commerce informel entraîne plusieurs nuisances, notamment l’accumulation des
déchets, la dégradation des espaces verts, ainsi que des risques sanitaires liés à l’insalubrité.
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Auteur(s):
BASSAOU Razakou, ISSA Mama-Sanni, DJESSONOU Sènangla Franco-Néo Camus, OGOUWALÉ Euloge.
N° Page : 629-642
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CONTRAINTES A LA GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DES PROJETS D’AMENAGEMENTS HYDROAGRICOLES A ADJOHOUN DANS LA BASSE MOYENNE VALLEE DE L’OUEME AU BÉNIN
Résumé de l’article
Les projets d’aménagements hydroagricoles sont des leviers stratégiques majeurs pour le
développement économique et la sécurité alimentaire en milieu rural malgré les contraintes
d’ordre environnemental, institutionnel et technique. La présente recherche analyse les
contraintes à la gouvernance environnementale et sociale des projets d’aménagements
hydroagricoles dans la commune d’Adjohoun. Pour mener cette recherche, l’approche
méthodologique adoptée consiste en des recherches documentaires, des observations, des
entretiens auprès de 385 personnes composées des bénéficiaires des projets et des personnes
ressources. Le traitement des données a été réalisé à l’aide de SPSS 17.0 et ArcGIS 10.8. Les
résultats montrent que le déficit de coordination interministérielle et institutionnelle (27 % des
enquêtés), la faiblesse des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes (25 %) et
l’inadéquation des instruments de planification et de suivi (20 %) constituent des contraintes
institutionnelles à la gouvernance environnementale. De plus, la prédominance du droit
coutumier et l’insécurité foncière (37 % des enquêtés), le système de faire-valoir indirect et la
précarité des exploitants (25 %), la pression sur les espaces de transition et conflit d’usage (20
%), l’iniquité dans la gouvernance des périmètres (18 %) entravent la gouvernance
environnementale et sociale. De même, l’instabilité hydraulique et hydromorphologie (34 %),
la perte de biodiversité et fragmentation des habitats (26 %), la faiblesse de la vulgarisation
technique (35 % des personnes retenues pour l’enquête), l’obsolescence ou inadaptation du
design technique (28 %) et le déficit de monitorage en temps réel (21 %) freinent la
gouvernance environnemental et sociale des projets d’aménagement hydroagricole.
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Auteur(s):
DOH Franck Thibaut, KONAN Hyacinthe Kouame.
N° Page : 643-655
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CONTEXTE DE L’AVÈNEMENT DES EXPLOITATIONS AURIFÈRES SEMI MÉCANISÉES EN CÔTE D’IVOIRE : CAS DE L’EXPLOITATION ILLÉGALE DE LA MINE DE PAPARA
Résumé de l’article
Dans le nord de la Côte d’Ivoire, plus particulièrement dans la sous-préfecture de Papara, l’orpaillage
illégal a pris une place importante dans l’économie des populations, devenant une occupation au même
titre que l’agriculture et l’élevage. Cependant, cette activité entraine de nombreux problèmes
socioéconomiques et environnementaux. Face à cette situation, la mise en place d’une exploitation
aurifère semi mécanisée est vue comme une alternative à cette exploitation irrégulière. L’objectif de cet
article est d’étudier, à travers les sites de Papara le contexte de mise en œuvre de cette politique minière.
La démarche méthodologique adoptée combine l’observation des sites d’orpaillage, de l’enquête sur le
terrain auprès des orpailleurs et les propriétaires terriens. Les résultats de cette recherche montrent que
l’exploitation semi mécanisée de Papara est mise en service dans un contexte où l’orpaillage illégal a
contribué à l’instauration de nombreux problèmes sociaux ainsi qu’une dégradation significative de
l’environnement. La mise en place de l’exploitation semi mécanisée s’inscrit dans la dynamique de la
formalisation de l’activité avec la création des coopératives et la création d’école de formation en mine
pour une exploitation plus rationnelle des ressources.
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Auteur(s):
KOUASSI Kouakou Valère.
N° Page : 656-669
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ENSEIGNANT ROBOT ET RESPONSABILISATION DU SUJET APPRENANT ROBOT TEACHER AND EMPOWERING LEARNERS
Résumé de l’article
Le présent article met en évidence l’apport des robots tel que l’IA (Intelligence Artificielle) dans le renforcement
des capacités de l’apprenant. Le problème sous-jacent à cette étude est à l’ordre de la capacité à apprendre et à
travailler avec les outils d’IA dans les lentilles du respect de l’éthique et des règles relatives à son usage et au cas
échéant sans eux. L’objectif de cette étude vise une analyse des inconvénients liés à l’usage de l’IA dans le domaine
académique. La méthodologie s’articule autour d’une recherche documentaire relative à l’intelligence artificielle,
ses applications, les règles qui régissent son utilisation puis des cas d’application pratiques de l’intelligence
artificielle. Les résultats présentent une diversité d’outils d’IA allant des IA autonomes à ceux intégré aux logiciels.
L’on note leur apport considérable dans l’amélioration des aptitudes et compétences des apprenants. Toutefois, le
contrôle des réponses émises par ces outils est de mise en raison des similitudes fréquentes et des erreurs, dans de
rare cas, entre les rédactions des apprenants et les résultats de tests de similitudes mettant à confusion un travail
excellent et le doute d’une tricherie probable. Dans certains cas, c’est la loi de la propriété intellectuelle qui est
brandie avec virulence. Cependant, la dépréciation du travail intellectuel assisté de l’intelligence artificielle dans
les systèmes académiques classiques favorise une réticence quant à son usage et son adoption par tous. Une
situation suscitant la question de savoir s’il ne serait pas opportun de la laisser au profit des experts et des
professionnels en la matière.
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Auteur(s):
COLY Kémo, SANE Yancouba, FALL Aïdara Chérif Amadou Lamine, DIOP Mame Diarra.
N° Page : 670-681
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STRATEGIES DE GESTION DURABLE DE LA FILIERE SEL DANS LES TERROIRS DE BASSE ET MOYENNE CASAMANCE (SUD DU SENEGAL)
Résumé de l’article
La saliculture en Basse et Moyenne Casamance repose traditionnellement sur une exploitation ignigène intensive,
pratiquée majoritairement par les femmes. Cette pratique accélère la déforestation, augmente la pénibilité physique
et expose les communautés rurales à une forte vulnérabilité climatique tout en limitant la rentabilité économique.
Cette étude analyse les stratégies locales de gestion durable de la filière salicole perçues par les populations locales.
Nous adoptons une approche mixte qualitative et quantitative dans 13 villages (6 en Basse Casamance et 7 en
Moyenne Casamance), enquêtant 353 ménages (formule de Bernoulli : N=4282, Z=1,96, e=0,05 ; niveau de
confiance 95%), complétée par des entretiens. Les résultats révèlent une préférence nette pour la saliculture solaire
(63,46% contre 37% ignigène), améliorant qualité, productivité et préservation écologique. Les stratégies
collectives priorisent la valorisation (32,58%), l’accès aux marchés (25,48%), la sensibilisation (20,07%) et la
formation (11,50%), mais sont freinées par l’iodation (33,71%), la commercialisation (25,51%), le manque de
soutien institutionnel (22,60%) et les effets climatiques (18,18%). Ces constats appellent une gouvernance hybride
endogène-exogène pour renforcer la résilience socio-écologique.
Mots-clés : saliculture solaire, gestion durable, Casamance, innovations techniques, changements climatiques.
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Auteur(s):
SYLLA Yaya.
N° Page : 682-691
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REGARD CRITIQUE SUR LA TYPOLOGIE DES PRODUITS UTILISÈS DANS L’ACTIVITÉ DE TEINTURERIE ARTISANALE DE BAZIN ET RISQUES SANITAIRES : CAS DU QUARTIER HABITAT-EXTENSION, DANS LA COMME D’ADJAMÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Dans les zones urbaines d’Afrique de l’Ouest, la teinture artisanale de Bazin représente une activité socio-
économique et culturelle importante, mais elle est souvent associée à l’utilisation de produits chimiques
toxiques exposant artisans et riverains à des risques sanitaires majeurs. Des études récentes, comme celle
de Diallo et al. (2022), ont documenté les effets néfastes des colorants et solvants employés dans ces pratiques, en soulignant la pollution environnementale et les maladies associées. Cependant, peu de recherches
se sont intéressées spécifiquement à la typologie des produits utilisés dans la teinture de Bazin et à leur
impact local, notamment dans le quartier Habitat-Extension d’Adjamé (Côte d’Ivoire). Cette étude vise
donc à analyser en profondeur les types de produits chimiques utilisés, à évaluer les risques sanitaires liés
à leur manipulation, et à examiner la perception des teinturiers concernant ces risques afin de contribuer à
l’amélioration des pratiques et à la protection de la santé publique. Pour ce faire, une enquête combinant
approches quantitative et qualitative a été mise en place auprès de 100 teinturiers sélectionnés dans toute
la zone. Un questionnaire structuré a permis de recenser les produits utilisés, leur mode d’emploi et les
équipements de protection, tandis que des entretiens semi-directifs ont recueilli les perceptions des artisans
sur les effets de leur activité sur la santé. Des observations de terrain ont complété ce dispositif, documentant les conditions de travail et les pratiques environnementales. Les données quantitatives ont été analysées statistiquement, et les entretiens par analyse thématique. Les résultats révèlent une large diversité de
produits chimiques utilisés, principalement des colorants et solvants toxiques, souvent manipulés sans protection adéquate, ce qui accroît considérablement l’exposition aux risques sanitaires. Par ailleurs, la méconnaissance des dangers réels parmi les teinturiers est courante, malgré une reconnaissance partielle des
troubles de santé liés à leur activité. Ces constats soulignent l’urgence de mettre en œuvre des actions ciblées
de sensibilisation, de formation et d’encadrement réglementaire pour améliorer la gestion des produits chimiques et réduire les risques sanitaires au sein de cette communauté artisanale
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Auteur(s):
KOFFI Kouadio Achille.
N° Page : 692-705
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SAISONNALITÉ CLIMATIQUE ET PRÉVALENCE DU PALUDISME DANS LA SOUS-PRÉFECTURE DE SAMANZA (EST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
Depuis plus de vingt ans, les scientifiques s’accordent sur l’existence du réchauffement
climatique lié à l’augmentation des gaz à effet de serre. Ce phénomène provoque des
perturbations écologiques importantes, affecte la biodiversité et influence également la santé
humaine, notamment par l’aggravation des maladies tropicales comme le paludisme. Cette
étude analyse l’impact des irrégularités climatiques sur la prévalence du paludisme dans la
sous-préfecture de Samanza, à l’Est de la Côte d’Ivoire. La méthodologie repose sur
l’exploitation de données climatologiques couvrant la période 1981-2022, ainsi que de données
socio-économiques et sanitaires de 2014 à 2022. Les analyses géospatiales et statistiques ont
permis d’identifier les tendances climatiques, les fluctuations du climat et leurs liens avec la
prévalence du paludisme. Les résultats révèlent une forte instabilité des paramètres
climatiques dans la zone d’étude, marquée par des précipitations intenses, des séquences
sèches fréquentes, des températures élevées et une humidité relative variable. Cette situation
favorise une hausse de la prévalence du paludisme pendant la saison des pluies (61,70 %),
contre 38,30 % en saison sèche, en raison du renouvellement des gîtes larvaires. Le paludisme
demeure ainsi la principale cause de consultation médicale, représentant plus de 70 % des
maladies enregistrées entre 2014 et 2022. L’intégration des facteurs climatiques dans les
stratégies de lutte apparaît donc essentielle.
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Auteur(s):
Akotto Urich Odilon ASSI.
N° Page : 706-716
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INEGALITES DE GENRE ET ACCÈS AU FONCIER AGRICOLE DES FEMMES RURALES DE LA SOUS-PREFECTURE DE SOUBRE (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La sous-préfecture de Soubré est une zone de forte expansion des cultures de rente, notamment le cacao
et l’hévéa. Ce dynamisme agricole s’accompagne d’une pression foncière croissante qui affecte de
manière disproportionnée les femmes rurales. Malgré leur rôle central dans la production alimentaire
et l’économie des ménages, celles-ci se heurtent à des inégalités structurelles persistantes dans l’accès à
la terre, entretenues par des normes coutumières patriarcales, une précarité économique et la raréfaction
des espaces cultivables. Cette étude vise à analyser les modes d’accès des femmes rurales au foncier
agricole dans la sous-préfecture de Soubré. La recherche s’appuie sur une enquête de terrain réalisée
auprès de 128 femmes rurales dans la sous-préfecture de Soubré. Elle a combiné une recherche
documentaire préalable, des observations directes de terrain, des entretiens avec des autorités locales et
administratives, et l’utilisation de supports cartographiques issus de l’Institut National de la Statistique
(INS). Le traitement des données a mobilisé les logiciels Word 2016, Excel 2016 et ArcGis 10.4. Les
résultats révèlent un verrouillage structurel. Le mode d’accès à la terre dominant est l’intermédiaire du
mari (35,71 %), suivi de la location (30,71 %), de l’héritage (16,07 %) et de l’achat (13,21 %), les formes
directes et sécurisées restant minoritaires. S’agissant de la propriété, 71 % des femmes enquêtées ne
possèdent aucune parcelle personnelle. Les durées d’occupation sont le plus souvent inférieures à un
an (plus de 35 % entre 6 et 9 mois), ce qui exclut de fait les femmes des cultures pérennes à fort potentiel
économique.
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Auteur(s):
KOFFI Lath Franck-Éric.
N° Page : 717-728
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DYNAMIQUE DÉMOGRAPHIQUE ET MOBILITÉ URBAINE DANS UNE LOCALITÉ EN MUTATION : LE CAS DE NAPIÉLÉDOUGOU (NORD DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La dynamique démographique et la mobilité urbaine constituent des phénomènes essentiels pour
comprendre l’évolution des territoires notamment dans les zones en pleine mutations comme la
localité de Napiélédougou. La présente étude analyse les interactions entre croissance démographique
et mobilité urbaine dans cette localité en transition. La méthodologie s’appuie sur une approche mixte
combinant enquêtes de terrain, entretiens semi-directifs et l’exploitation des données de l’Institut
National de la Statistique (INS).
Les résultats révèlent que la localité de Napiélédougou connaît depuis deux décennies une croissance
démographique soutenue, passant de 3 600 habitants en 1998 à 9 184 en 2021, soit un accroissement
moyen annuel de 1,42 %. Cette dynamique est alimentée par des flux migratoires à dominante
économique et engendre une recomposition spatiale profonde : étalement urbain, émergence de
nouveaux quartiers périphériques et intensification des besoins en mobilité. Ces résultats montrent
également une population hétérogène à prédominance jeune (25-30 ans), un système de transport
diversifié et dominé par la moto individuelle (61,69 %) et une mobilité collective embryonnaire.
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Auteur(s):
Dr Léopold Mougabie BADIANE, . Dr Babacar Sadikh YATTE , Pr Boubou Aldiouma SY, Dr Adrien COLY.
N° Page : 729-741
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PH, CONDUCTIVITÉ ÉLECTRIQUE ET GRANULOMÉTRIE DES SOLS AGRICOLES APRÈS AMÉNAGEMENTS DU MARIGOT DE BIGNONA AU SENEGAL
Résumé de l’article
Le bassin versant du marigot de Bignona est une région jadis à forte potentialité hydroagricole
marqué par une exploitation importante de riz, aliment de base du peuplement majoritaire, les Diola.
Ce qui a suscité de l’Etat du Sénégal, l’idée de valoriser cette espace agricole en stoppant la remontée
de la langue salée venue du fleuve Casamance et de stocker l’eau douce pour une seconde saison de
culture de riz outre celle pluviale.
La mise en place des aménagements hydroagricoles constitue le début de la modification du processus
hydrologique mais surtout de certains paramètres physico-chimiques tels que l’ensablement des
rizières, la « salinisation » et l’acidification des terres entre autres.
Cet article cherche à édifier sur la qualité des terres agricoles depuis la mise en place des barrages
hydroagricoles. Cette détermination s’est faite principalement à travers des prélèvements de sols en
amont et aval d’ouvrages anti-sels, des analyses de ces échantillons au laboratoire.
Les résultats montrent, contrairement à la motivation des agriculteurs à délaisser la culture de riz, des
sols fortement acides et non salés qui sols la résultante de la rupture causée par la mise en place des
barrages dans le cours principal mais aussi des sous bassins du marigot.
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Auteur(s):
Labary KIRBÉ, N’Dilbé TOB-RO, Ernest HAOU.
N° Page : 743-757
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CADRES LÉGISLATIF ET RÉGLEMENTAIRE DE L’ACCÈS AU FONCIER ET À L’IMMOBILIER À N’DJAMÉNA AU TCHAD : ENTRE NORMES FORMELLES ET PRATIQUES INFORMELLES
Résumé de l’article
Dans un contexte d’urbanisation accélérée en Afrique subsaharienne, l’accès au foncier et à l’immobilier
constitue un enjeu majeur de gouvernance urbaine. À N’Djaména, au Tchad, la croissance démographique génère
une forte pression sur les marchés du logement. Cet article analyse les cadres législatif et réglementaire régissant
l’accès au foncier et à l’immobilier dans la ville de N’Djaména. La démarche méthodologique repose sur une
approche mixte, combinant une analyse documentaire des textes juridiques, des entretiens semi-directifs auprès
d’acteurs institutionnels et professionnels, ainsi qu’une enquête quantitative auprès de 331 chefs de ménages. Les
résultats montrent un profond déséquilibre entre l’offre et la demande de logements locatifs, favorisant la hausse
des loyers, la précarisation résidentielle et le recours croissant aux mécanismes informels d’accès au logement. Ils
révèlent ensuite une forte domination des circuits informels d’accès au foncier urbain. Près de 82,22 % des terrains
à bâtir sont acquis par l’intermédiaire des autorités coutumières (Boulama), contre seulement 17,78 % via les
dispositifs publics d’attribution, révélant les limites du circuit officiel d’accès au foncier. Cette recherche révèle
également une recomposition progressive des besoins immobiliers urbains marquée par une demande de boutiques
(66,67 %), suivie des bureaux (22,67 %) et des entrepôts (10,67 %), traduisant l’essor commercial. L’analyse des
cadres législatifs et réglementaires met en évidence une faible effectivité des dispositifs en vigueur. Certains textes,
hérités de la législation foncière de 1967, sont inadaptés aux dynamiques urbaines contemporaines et peinent à
encadrer efficacement les pratiques foncières et immobilières. Il en résulte un système foncier dual dans lequel
coexistent normes formelles et arrangements informels, favorisant les pratiques spéculatives et les inégalités d’accès
au foncier et au logement. L’article montre ainsi que la faible effectivité des mécanismes de régulation s’explique à
la fois par l’inadéquation des dispositifs réglementaires aux pratiques locales, leur faible appropriation par les
acteurs et les limites des capacités institutionnelles.
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Auteur(s):
KLO Fagama.
N° Page : 758-767
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LES IMPACTS DE LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS 2023 SUR LES ACTIVITES TOURISTIQUES EN COTE D’IVOIRE
Résumé de l’article
La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023, organisée en Côte d’Ivoire, a représenté un événement sportif
majeur aux retombées économiques et touristiques significatives. L’objectif principal du présent article est
d’évaluer les retombées socioéconomiques de cet événement sportif phare sur le secteur du tourisme. La
méthodologie adoptée repose sur une analyse documentaire et statistique, mobilisant des données issues
de rapports institutionnels, d’articles scientifiques et de sources officielles nationales.
Les résultats de l’étude révèlent une augmentation substantielle de la fréquentation touristique dans les
villes hôtes durant la CAN 2023, accompagnée d’une hausse du taux d’occupation hôtelière et des recettes
liées aux activités touristiques. L’événement a également favorisé la création d’emplois pérennes et
temporaires et le développement des infrastructures sportives et touristiques.
La CAN 2023 a constitué une opportunité stratégique pour le développement du tourisme ivoirien.
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Auteur(s):
Raïssa Chimène JEKINNOU, Maman-Sani ISSA, Moussa WARI ABOUBAKAR.
N° Page : 768-777
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REVENU, GENRE ET TERRITOIRE : LES LEVIERS SOCIO-ÉCONOMIQUES DE L’ACTION CLIMATIQUE DES MÉNAGES RIVERAINS DE LA FORÊT DE WARI-MARO AU BÉNIN
Résumé de l’article
Les ménages ruraux d’Afrique subsaharienne, fortement dépendants des ressources forestières, sont
particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Dans ces contextes, l’action climatique des
ménages ne se limite pas à la réduction des émissions au sens strict, mais renvoie plus largement à
l’adoption de pratiques de gestion durable des ressources et de modes de production et de
consommation compatibles avec la résilience des écosystèmes. Cette étude propose ainsi une approche
contextualisée de l’atténuation, entendue comme l’ensemble des pratiques locales contribuant à limiter
la pression sur les ressources forestières. Malgré l’urgence d’une information pertinente pour la prise de
décision, la littérature existante présente des lacunes : un biais géographique défavorable à l’Afrique,
un traitement souvent séparé de l’adaptation et de l’atténuation, et une prise en compte limitée des
facteurs comportementaux et culturels. À partir de données d’enquête collectées auprès de 450 ménages
riverains de la forêt classée de Wari-Maro au Bénin, nous analysons conjointement les décisions
d’adaptation et d’atténuation à l’aide d’un modèle probit bivarié. Les résultats montrent (i) une forte
complémentarité entre adaptation et atténuation (ρ = 0,794), (ii) un effet négatif du revenu sur l’adoption
de ces pratiques une fois contrôlés les autres facteurs, et (iii) un rôle déterminant du genre, des structures
familiales et du territoire. En particulier, les ménages dirigés par des femmes, les ménages polygames
et ceux situés à Manigri présentent des probabilités d’adoption significativement plus élevées. L’étude
conclut que des politiques climatiques efficaces doivent être intégrées, ciblant conjointement
l’adaptation et l’atténuation de manière synergique, et adaptées aux contextes socio-économiques,
culturels et territoriaux locaux.
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Auteur(s):
OKOU DENIS ROMEO BOLOU.
N° Page : 778-789
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USAGE DES MEDIAS SOCIAUX DANS LA COMMUNICATION PUBLIQUE DU DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN EN COTE D’IVOIRE.
Résumé de l’article
La communication des collectivités à l’ère numérique transforme la relation avec les citoyens.
Elle exige une approche multicanale (sites web, réseaux sociaux, applications mobiles)
favorisant la proximité, l’accessibilité des services publics et la participation citoyenne, tout en
devant lutter contre la fracture numérique. Le district Autonome d’Abidjan n’est pas en reste.
Cette étude vise à explorer l’usage le média social Facebook dans la communication publique
du District Autonome d’Abidjan. La problématique soulevée se formule ainsi : comment la
page Facebook est-elle utilisée dans le cadre de la communication publique du District
Autonome d’Abidjan ? L’objectif de cette étude est d’analyser l’usage du media social
Facebook dans la communication du District Autonome d’Abidjan. Cette recherche s’est
inscrite dans une approche mixte convoquant la méthode qualitative et quantitative. Et
comme outils de recherche, le guide d’entretien adresse au responsable de la communication
du District, le questionnaire adressé aux citoyens du district d’Abidjan, la recherche
documentaire et l’observation ont été mobilisés. Dans ce cadre, le District utilise sa page
Facebook comme un outil essentiel pour diffuser des informations locales à destination de sa
population. Par ailleurs, une interaction significative est observée entre la page et les
internautes, favorisant un échange actif et dynamique.
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Auteur(s):
Klo Lydie KONE, Pébanagnanan David SILUE.
N° Page : 784-798
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DYNAMIQUES DES PRESSIONS ANTHROPIQUES ET RISQUES ENVIRONNEMENTAUX MULTI-SOURCES DANS LES RETENUES D’EAU DU DISTRICT DES SAVANES (CÔTE D’IVOIRE) : DE LA CONTAMINATION PHYSICO-CHIMIQUE À L’IMPASSE DE LA POTABILISATION.
Résumé de l’article
Dans le District des Savanes (Nord de la Côte d’Ivoire), les barrages, en tant que
principales retenues d’eau à usages multiples, constituent des hydrosystèmes
vulnérables. L’environnement de ces infrastructures subit une dégradation
multifactorielle liée à l’orpaillage, au pastoralisme intensif et à l’agriculture de rente.
Cette étude évalue l’impact de ces pressions sur la qualité des eaux brutes et les
contraintes induites pour le traitement de l’eau potable. L’approche méthodologique
repose sur une analyse physico-chimique et bactériologique de 11 barrages, couplée à
une enquête auprès de 280 acteurs. Les résultats mettent en évidence une triple
signature de pollution : métallique (50 mg/L de Plomb à Niélé), organique et
bactérienne (250 mg/L de NaCl, présence de Coliformes fécaux) et chimique (Nitrates >
50 mg/L liés aux intrants). Cette saturation complexe entrave les processus de
floculation-décantation et accroît les risques de bioaccumulation. Cette étude préconise
l’adoption de l’économie circulaire et des périmètres de protection pour garantir la
pérennité de la ressource.
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Auteur(s):
Amenan Justine KOUADIO, Zady Edouard ZOGBO, Konan KOUASSI, Arsène DJAKO.
N° Page : 791-803
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LA MASSIFICATION DANS LES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PUBLIC DANS LA VILLE DE BOUAKE
Résumé de l’article
La dysfonction du système éducatif constitue un véritable problème dans les villes
ivoiriennes. Bouaké, une ville ivoirienne, fait face à la surpopulation scolaire depuis les
années 2000. Ainsi, durant la période de 2011 à 2015, les dépenses publiques consacrées à
l’éducation des enfants sont passées de 350 milliards à 695 milliards, représentant une
croissance annuelle de 18,7 %. C’est dans ce contexte que la ville de Bouaké a bénéficié du
soutien d’institutions telles que l’UNICEF, la BAD et le Programme Présidentiel d’Urgence
(PPU) en Côte d’Ivoire. Malgré la construction et la réhabilitation des écoles, les résultats
restent faibles en raison de dysfonctionnements dans la gestion des ressources au sein des
écoles. Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 350 personnes, composé d’enseignants,
d’apprenants et de membres des personnels éducatif. Une enquête par questionnaire, des
entretiens et la recherche documentaire ont été utilisés comme technique de collecte de
données. La méthode mixte est utilisée comme méthode d’analyse des données. Les résultats
de l’étude révèlent une surcharge des salles de classe. Cette surpopulation a des
répercussions sur les pratiques d’enseignement, qui deviennent moins efficaces. Elle
occasionne la détérioration des équipements et des matériaux scolaires et met en évidence
l’écart entre les objectifs des réformes éducatives et la réalité sur le terrain
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Auteur(s):
Stanislas Marie Maximilien BAMAS.
N° Page : 799-813
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ATTITUDES ET PRATIQUES DES USAGERS DE DEUX-ROUES MOTORISÉS À OUAGADOUGOU : UN DÉFI POUR LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE.
Résumé de l’article
La mobilité urbaine à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, se caractérise par une
prédominance écrasante des deux-roues motorisés (2RM). Face à l’étalement horizontal rapide
de la ville, à la fragmentation urbaine et à la précarité structurelle des réseaux de transports
collectifs conventionnels, l’engin motorisé est devenu une véritable réponse adaptative pour
les citadins. Loin d’être un simple choix de transport, le 2RM s’impose comme une condition
essentielle de la « citadinité », garantissant l’accès à l’emploi, aux études (écoles et universités)
et aux services de santé pour une population jeune et active. Le cœur du problème réside dans
une déconnexion profonde et paradoxale entre le niveau d’instruction des usagers (dont près
de 70 % ont atteint le niveau secondaire ou supérieur) et le respect du cadre réglementaire
routier. L’espace routier ouagalais est ainsi devenu le théâtre d’un arbitrage permanent entre
pratiques informelles et normes étatiques :
La démarche suivie dans cette étude est une approche méthodologique mixte, qui combine à
la fois des outils quantitatifs et qualitatifs. Elle repose sur le principe de la triangulation des
données, ce qui permet de confronter le cadre réglementaire théorique (les lois) aux pratiques
réelles des usagers sur le terrain.La démarche repose sur une recherche documentaire et une
enquête de terrain réalisée auprès de 1 202 usagers (marchés, services de santé, établissements
scolaires et universitaires). Les données ont été collectées via l’application KoboCollect et
traitées sous SPSS.
Les résultats révèlent un paradoxe entre le niveau d’instruction des usagers et le respect des
normes. Si l’immatriculation des véhicules est largement acquise (92,5 %), les autres
obligations légales sont massivement ignorées : moins de 10 % des enquêtés possèdent un
permis de conduire de catégorie A/A1 ou une attestation d’assurance. Bien que le port du
casque soit connu comme obligatoire par 72,4 % de l’échantillon, seulement 54 % en sont
détenteurs. « L’étude met en lumière l’inefficacité des décrets actuels, singulièrement en ce qui
concerne la livraison obligatoire du casque lors de la vente. » Le non-respect de la
réglementation est exacerbé par une quasi-absence de contrôles routiers (plus de 90 % des
usagers n’ont jamais été contrôlés pour l’assurance ou le permis). L’étude préconise un
renforcement de la surveillance policière et une sensibilisation accrue pour réduire l’insécurité
routière dans la capitale burkinabè.
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Auteur(s):
Mathieu Gnanké NIAMKE .
N° Page : 814-822
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ANALYSE DES RISQUES SANITAIRES ET PREVALENCE DES PATHOLOGIES ENVIRONNEMENTALES CHEZ LES CONSOMMATEURS DE LA VIANDE DE PORC DANS LA COMMUNE DE YOPOUGON (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La commune de Yopougon dans le district d’Abidjan est réputée pour sa grande consommation de la viande de porc. Cette perception est d’autant plus
réelle que l’on observe une dissémination des sites de vente dans toute la commune. L’expansion rapide de ces espaces de commercialisation s’accompagne
de conditions environnementales et sanitaires préoccupantes. Cette étude analyse le lien entre ces pratiques commerciales et la santé des consommateurs.
S’appuyant sur une méthodologie mixte (recherche documentaire, observations in situ et enquêtes par questionnaire), les résultats révèlent une application
défaillante des règles d’hygiène élémentaires. L’étude montre que 35,42 % des consommateurs jugent les espaces de restauration seulement « moyennement
propres ». De plus, l’étude montre que les gastro entérites (40%) et la fièvre typhoïde (26,7%) sont les principales pathologies déclarées par les
consommateurs de la viande de porc dans la commune de Yopougon. L’analyse statistique (test du Khi-deux) confirme une corrélation significative entre
la fréquentation de ces sites insalubres et la prévalence de pathologies rencontrées. La modernisation des infrastructures, l’aménagement de zones dédiées
respectant les standards environnementaux et le renforcement des contrôles sanitaires constituent des solutions durables pour concilier dynamisme
économique et protection de la santé publique.