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Informations sur l’article

Titre de l’article :
HERITAGES COLONIAUX ET EVOLUTION DES MODES DE GESTION DES RESERVES DE FAUNE DE BONTIOLI, BURKINA FASO

Auteur.e.s :
SOME Touobèwèrè Noël , .

Résumé :
Au Burkina Faso et ailleurs en Afrique francophone, la gestion des forêts, intimement liée à l’histoire politique de ce vaste ensemble territorial, a subi d’énormes mutations spatio-temporelles depuis la colonisation jusqu’à nos jours. Le présent article analyse l’évolution de la gestion des réserves de faune de Bontioli depuis leur création en 1957. Pour ce faire, la méthodologie adoptée a combiné les approches d’analyse spatiale, statistique, qualitative et d’observation participante. A cet effet, 325 chefs de ménages ont été interrogés par le truchement d’un questionnaire. Des guides d’entretien semi￾directif ont été aussi administrés aux responsables coutumiers, du service forestier et associations d’exploitants de produits forestiers. Des images satellites des années 1986, 2002 et 2018 ont été enfin interprétées. Les résultats mettent en exergue l’instauration d’une gestion strictement centralisée et répressive assurée par les structures étatiques dès la création des réserves en 1957 à 2004, débouchant sur un déguerpissement de la population sans parvenir à endiguer la dégradation forestière car 60,94 % et 63,89 % respectivement des superficies de la RTFB et de la RPFB étaient occupées par des champs et des jachères en 1986. Actuellement, la gestion des RFB est caractérisée par l’implication progressive de la population locale et l’application de la réglementation. Néanmoins, des pratiques d’exploitation illicite des ressources y sont toujours répandues. La durabilité de ces espaces protégées nécessite une gouvernance plus inclusive et des mécanismes de financements endogènes pérennes.

Mots-clés :
Aires protégées, héritage colonial, gouvernance inclusive, dynamique végétale, Burkina Faso

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