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Titre de l’article :
IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR LA BIOMASSE DANS LA RESERVE DE BIOSPHERE DE GADABEDJI AU CENTRE SUD DU NIGER

Auteur.e.s :
IBRAHIM MOUSSA Saidou, MAHAMADOU MOUDI Rachid, SOULEY Kabirou.

Résumé :
Ce travail analyse les variations climatiques et ses impacts sur la biomasse au sein de la Réserve de Biosphère de Gadabédji (RBG), dans la région de Maradi au sud du Niger. Cette aire protégée de 780 km² du biome nord sahélien est potentiellement riche en diversité biologique. La réserve de Gadabedji à l’instar de celle de Kouré à l’ouest, abrite des girafes, espèce emblématique des réserves ouest africaines dont la valeur touristique est immense. Pour réaliser cette étude, il a été procédé à une analyse spatio-temporelle des paramètres climatiques (précipitations, humidité relative et températures de 1981 à 2019) concernant la station de Maradi ; ensuite s’en est suivie la cartographie de l’état de biomasse sur trois dates (1998, 2010 et 2019). La biomasse est repartie en trois classes : Biomasse de Densité Elevée (BDE) ; Biomasse de Densité Moyenne (BDM) ; Biomasse de Faible Densité BFD. L’approche méthodologique choisie pour analyser les données climatiques et cartographiques est dite diachronique. Le logiciel ArcGis a servi de cadre pour l’élaboration des cartes d’occupation de sol et le tableur Excel pour l’analyse statistiques et l’élaboration des graphiques. Les résultats de l’étude ressortent une tendance à la hausse des précipitations, de l’humidité relative, ainsi que des températures. Ces tendances ont impacté la dynamique de la biomasse. En effet, on constate que la BDE et BDM ont gardé un taux constant (34 %) entre 1999 et 2019, mais une hausse entre 1999 et 2010 qui seraient due à la hausse de pluies. De même le taux de la BFD est resté constant entre (35 %) entre 1999 et 2019, mais ayant baissé entre 1999 et 2010 par la croissance pluviométrique. La baisse des pluies entre 2010 et 2019 ont baissé les taux de BDE et BMD, conjuguée à hausse des températures et l’action anthropozoogène. Pour sauvegarder la richesse floristique de la RBG, il faut limiter la propagation de la BFD à travers le reboisement et lutter contre les exploitations irrationnelles des ressources.

Mots-clés :
Niger, RGB, Impact, Changement climatique, Biomasse

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