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Titre de l’article :
MISE EN PLACE D’UN CADRE DE COLLABORATION HARMONIEUX ENTRE L’AMUGA ET LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES DU GRAND ABIDJAN EN FAVEUR D’UN TRANSPORT URBAIN DURABLE ET PERFORMANT

Auteur.e.s :
KOUTOUA Amon Jean-Pierre, KONARE Ladji.

Résumé :
Le Grand Abidjan, métropole ivoirienne de près de 7,2 millions d’habitants en 2021, soit environ 24,5 % de la population nationale (INS, 2021), connaît une croissance urbaine effrénée qui s’accompagne d’une demande croissante en mobilité. Pour répondre à ces défis, l’État a créé en 2019 l’Autorité de la Mobilité Urbaine du Grand Abidjan (AMUGA) afin de coordonner les transports urbains sur ce périmètre. Cette initiative fait suite à une première tentative, l’Agence des Transports Urbains (AGETU), mise en pl ace en 2000, qui s’est soldée par un échec marqué par des conflits de compétences avec les collectivités territoriales et sa dissolution en 2014. Ainsi, le problème qui découle de ces constats est la nécessité d’instaurer une gouvernance de la mobilité équilibrée entre l’AMUGA et les collectivités territoriales afin d’éviter les erreurs commises par l’AGETU. La présente étude vise donc à établir un cadre de collaboration durable et pacifique entre l’AMUGA et les collectivités territoriales du Grand Abidjan pour améliorer le système de transport urbain. Elle s’appuie sur une analyse documentaire des textes légaux et des expériences comparatives d’autorités organisatrices de la mobilité urbaine (AOMU) dans d’autres contextes, ainsi que sur des enquêtes de terrain auprès des agents municipaux de 15 communes du Grand Abidjan. Les résultats mettent en évidence que les modèles d’AOMU initiés par les collectivités, notamment via des coopérations intercommunales, sont plus efficaces et mieux acceptés que ceux imposés par le pouvoir central. En confrontant l’expérience avortée de l’AGETU aux cas d’autorités réussies ailleurs, l’étude identifie les failles du décret de création de l’AMUGA, notamment des chevauchements de compétences, des contradictions légales et un partage inadéquat des ressources financières, susceptibles de compromettre la coexistence avec les communes. Sur cette base, des recommandations concrètes sont formulées : clarifier les compétences respectives de l’AMUGA et des collectivités territoriales pour éliminer les doublons et les conflits d’autorité, établir des associations intercommunales/interrégionales de transport pour une représentation inclusive au sein de l’AMUGA, et réviser le cadre juridique.

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