Appel à contribution novembre 2025
Ce numéro est la deuxième parution de la Revue GEOPORO du Département de Géographie de…
Titre de l’article :
ACTIVITES CONTREBANDIERES ET IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES DANS LES COMMUNES FRONTALIERES DE BATIE ET DE OUESSA AU BURKINA FASO
Auteur.e.s :
Abdoulaye KIEMDE, Georges, COMPAORE.
Résumé :
Depuis l’indépendance du Burkina Faso et de ses pays voisins, la contrebande a connu une grande
ampleur. Elle reste une activité prépondérante en général dans le Sud-Ouest du Burkina Faso et en
particulier dans les communes frontalières de Batié et de Ouessa. C’est une pratique bien enracinée
parmi les populations des deux côtés de la frontière ghanéo-burkinabè et ivoiro-burkinabè avec des
acteurs aux profils divers. La contrebande représente une véritable une source de réduction du chômage
dans ces communes et les revenus tirés par les acteurs sont investis dans plusieurs domaines dont les
plus visibles sont : la construction des maisons, l’acquisition des moyens de déplacement (motos,
voitures), les investissements dans le commerce (boutiques, maquis, buvettes restaurants), dans
l’agriculture (achat d’outils moderne de travail, de produits chimiques) et d’animaux). L’objectif de cette
étude est d’analyser les facteurs et les impacts de la contrebande dans les communes frontalières de Batié
et de Ouessa. La méthodologie utilisée combine la recherche documentaire avec des travaux de terrain.
De ce fait, des enquêtes ont été réalisés auprès de 50 contrebandiers dont 30 dans la commune de Batié
et 20 dans la commune de Ouessa. Des entretiens ont été réalisés auprès des personnes ressources en
vue de collecter des données quantitatives et qualitatives. Les logiciels Sphinx et Excel ont servi au
dépouillement, au traitement et l’analyse des données ; et le logiciel QGIS 3.10 pour les représentations
cartographiques. Il ressort de l’étude que plusieurs raisons contribuent à la pratique et au développement
de la contrebande dans les communes frontières de Batié et de Ouessa à savoirs la situation géographique
et les facteurs socioéconomiques. Cette activité engendre des profits considérables auprès des acteurs et
les populations en tirent aussi des avantages à travers la disponibilité et l’accessibilité des produits à
moindre coût même si de telle pratique a aussi des répercussions négatives sur le développement de ces
communes. A travers cette contribution, nous montrons l’organisation de la contrebande et ses
conséquences dans les communes de Batié et de Ouessa.
Mots-clés :
Contrebandier, frontière, communes frontalières, Batié, Ouessa, Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina Faso.
Ce numéro est la deuxième parution de la Revue GEOPORO du Département de Géographie de…